‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 117 sur 245 · CocleJusl., I, xxvu · texte numérisé non relu

CocleJusl., I, xxvu

revendiquait pour la couronne tout le pouvoir que la lex Regia avait jadis conféré aux anciens empereurs ' , ainsi il prétendait au dehors dominer, comme autrefois le peuple romain, sur toutes les nations humaines1 2. Confiant au reste dans la protection divine, se considérant tout ensemble comme le restaurateur des droits de l’empire et le champion de Dieu3 * 5, il n’attendait qu’un prétexte pour traduire en actes ses rêves ambitieux : et parmi tant de nations barbares dont il préparait la perte, ses regards se tournaient naturellement vers l’Afrique, où, à tant d’autres torts, les Vandales ajoutaient cette injure, insupportable pour l’orgueil de Justinien, de conserver comme un trophée, au trésor de Carthage, les ornements impériaux symbole de l’autorité suprême, jadis ramassés dans le pillage de Rome par la main de Geiserich/‘ ».

Nous avons dit comment Gélimer supplanta Ilildéricli (546). L’occasion était belle, pour Justinien, d’intervenir ; il n’y manqua pas. Il réclama le rétablissement du roi déchu, on ne l’écouta pas, il se rabattit sur la mise en liberté, sans doute avec le secret espoir d’être repoussé. Gélimer refusa tout. Justinien avait sa guerre. Ce n’était pas sans peine, car à Constantinople, où l’on n’oubliait rien, la seule pensée d’une nouvelle expédition de 468 avait jeté l’alarme ; l’empereur avait rencontré une certaine opposition, mais il avait tout surmonté s.

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