‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 123 sur 245 · CH. Diehl, op. cit · texte numérisé non relu

CH. Diehl, op. cit

L’AFKIQUE CHRÉTIENNE.

tières de la Tripolitaine, province qui vint également sous l’autorité impériale. Nous venons de voir que dès qu’on entrait en Numidie on rencontrait à peu de distance du mont Pappua et du massif de l’Edough les premiers postes Berbères. L’empereur ne possédait qu’un tiers environ de la Numidie, avec Constantine pour limite à* l’ouest et les hauts plateaux au sud. « De ce côté, la ligne des places fortes qui, entre le Kef et la vallée du Roummel, protègent la grande route de Carthage à Cirta — nous voulons dire les citadelles de Tagoura, de Madaure, de Tipasa, de Gadiaufala, d’Ad Centenarium, de Tigisis, — cette ligne détermine assez exactement la première étape de l’occupation byzantine, et l’on voit pour quelles raisons Justinien, malgré ses déclarations magnifiques, s’est contenté de fixer à Constantine la résidence du duc de Numidie; les progrès de la conquête étaient encore à ce moment fort limités dans cette partie de l’Afrique L Quant aux trois Maurétanies, Sitifienne, Césarienne, Tingitane, elles n’existaient pour ainsi dire que sur le papier et restaient tout entières à soumettre. A la vérité, la flotte byzantine avait occupé sans peine un certain nombre de places de la côte, probablement Igilgilis (= Djidjelli ) et Saldae (— Bougie)1 2 dans la Maurétanie Sitifienne, et certainement Caesarea (= Cherchel) dans la Césarienne 3 ; poussant même jusqu’aux colonnes d’Hercule, les Grecs avaient délogé les Wisigoths de la ville de Septem en Tingitane et jeté une garnison dans cette impor-

1. Voir la démonstration de ce fait, tirée de la date de ces diverses forteresses, dans C. Diehl, Rapport sur deux missions en Afrique, dans les Nouvelles archiv. des miss, scientif., t. IV, p. 65-66.

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