‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 130 sur 245 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

remaniements accomplis au vie siècle. Plusieurs chapelles nouvelles furent construites, et, à l’abri de la citadelle qui la protégeait, Thamugadi recommença à vivre, et jusque vers le milieu du vne siècle elle demeura un centre d’habitations'. On admettra sans peine que l’exemple de Timgad n’est pas un cas isolé, qu’en bien d’autres points de l’Afrique l’administration impériale ne fut ni moins attentive ni moins réparatrice que dans la ville assez obscure perdue au pied du massif de l’Aurès ; on l’admettra surtout, si l’on considère en quelle harmonie les fouilles se trouvent ici avec les indications des textes et par quel éclatant témoignage elles montrent réalisées les intentions qu’exprimait Justinien, lorsque derrière les citadelles du limes reconstruites, il ordonnait1 2 de pousser du môme pas l’agriculture et la colonisation3 ».

La perturbation apportée au régime de la propriété par la domination vandale avait été générale et profonde. Nous avons montré les individus et les personnes morales spoliés et réduits de l’état de propriétaire à l’état de colon. La ruine subite et la suppression des Vandales avait permis à Justinien de revenir sur le passé et d’essayer de découvrir dans les apanages barbares les domaines romains. Grâce aux dispositions nouvelles, un grand nombre d’habitants allaient pouvoir jouir du même régime rural que le reste de l'Empire L En Afrique comme dans tout le monde occidental au vie siècle,

Page 1