‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 131 sur 245 · C. Diehl, op. cit., p. 389 sq · texte numérisé non relu

C. Diehl, op. cit., p. 389 sq

U. Zacharie von Lingenthal, Grschichte des griechiscli-rômischen Jicclits, in-8°, Berlin, 1892, p. 218-228.

le régime du colonat tend à devenir la règle de l’exploitation agricole1. Nous commençons à rencontrer dans les documents des paysans vivant libres sur leurs terres2, de grands domaines reconstitués3, des cultivateurs qualifiés de coloni , d ' adscriplitii , de servi rustici’1, qui, pourvus de droits et d’aptitudes différentes, ne laissent pas de rappeler les classes agricoles telles que' nous les voyons établies en Gaule, attachées au sol, établies dans leur terre à titre héréditaire, cultivant pour le compte du maître auquel elles doivent une redevance et des prestations en nature. Le caractère de leur établissement n’offre rien que de tolérable, il n’y a en somme, quoi qu’on en ait pu dire'ou penser, ni tyrannie, ni esclavage, mais exploitation d’un côté et de l’autre sujétion.

La propriété agricole était maintenant mise à l’abri des incursions et de razzias par le réseau stratégique des forts byzantins, mais il lui fallait d’autres garanties.

A la faveur du désordre que le gouvernement vandale avait introduit, un grand nombre de serfs que leur condition attachait à la terre l’avaient quittée et avaient vécu hors du domaine en hommes libres, d’autres étaient entrés dans les ordres. C’était toute une population que les mesures rétroactives de Justinien avaient grandement inquiétée et qui se savait réclamée avec une logique irréfutable

Page 1