Labbe, op. cit., t. VI, col
5. Ibid., t. IV, col. 1627, 1640-1641 ; Byzant. Zeilsclir., t. 11, p. 26, 31.
sièges épiscopaux, paraît en avoir beaucoup perdu à l’époque byzantine; du moins quarante-trois prélats seulement assistèrent au concile de 646 1 . Il est aisé de comprendre les causes de cette diminution : dans cette province, particulièrement exposée aux invasions berbères, les ravages des indigènes avaient plus que partout ailleurs dépeuplé le pays. Malheureusement il est impossible de dire dans quelle proportion cette décroissance doit être attribuée à l’époque de Justinien; il est évident que dès ce moment la guerre qui n’épargna, on le sait, pas plus le clergé que la population civile, a dû faire disparaître un certain nombre de sièges épiscopaux ; toutefois, durant tout le cours du vic siècle, la vie religieuse paraît avoir gardé assez d’activité en Byzacène2 pour qu’on soit autorisé à croire que beaucoup de diocèses disparurent seulement plus tard. Quoi qu’il en soit, nous trouvons au temps de Justinien des évêques dans les villes suivantes : sur la côte à Iunca3, Tenae4, Ruspe 5, Sullectum6, Leptis Minor 7, Hadrumète8; dans l’intérieur du pays, à Hermiane, à Maktar, à Sufetula, à Thélepte9; on rencontre également, sans pouvoir préciser d’ailleurs remplacement de leur siège, les évêques de Baga-