‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 144 sur 245 · S. Grégoire, Epist. I · texte numérisé non relu

S. Grégoire, Epist. I

peut affirmer sans hésiter qu’ici comme en Byzacène, une partie des diocèses numides disparut à l’époque byzantine, principalement dans les parties méridionales du pays, où à la fin du vie siècle les donatistes donnaient fort à faire aux évêques de la région.

5° Enfin, dans les Maurétanies, on signale quelques sièges épiscopaux peu nombreux; pour les raisons indiquées plus haut, il n’y a point lieu, je pense, de tenir compte, à l’époque de Justinien, de ceux de la Césarienne et de la Tingitane; mais il faut admettre les diocèses mentionnés en Sitifienne. Ce sont ceux de Sétif1 et de Tucca; avec d’autres que nous ignorons, ils formaient peut-être la province ecclésiastique de Maurétanie et préparaient ainsi la circonscription nouvelle où viendront se ranger plus tard tous les évêchés des trois provinces de l’Afrique occidentale 2.

11 était devenu de style dans le clergé catholique de qualifier la situation de l’Église d’Afrique sous la domination vandale de « captivité des cent années3 », ce qui donne la mesure des sentiments que l’on éprouvait — que l’on manifestait du moins — à l’égard du libérateur orthodoxe. En 534, les Pères du concile de Carthage ne peuvent se tenir d’exprimer au basileus de Constantinople leur reconnaissance, leur tendresse et leurs espoirs 4 5. En cette même année Justinien ordonnait 3 la restitution aux établissements

1. Byzant. Zeitschr., t. II, 26-31; cf. Labbe, t. IV, cul. 1633.

Page 1