‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 145 sur 245 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Novelte XXXVII, praef. La Novelle de 535 vise el confirme mie Novelle antérieure. A propos des Novelles de cette année 535, cf. F. Cuit ont, Nouvelles inscriptions du Pont , dans la Revue des études grecques, 1902, p. 321, n. 23.

religieux des domaines qui leur avaient été injustement enlevés, des édifices confisqués ou désaffectés, du matériel du culte, et les autorisait à la revendication en justice de tous leurs biens usurpés par des particuliers L La môme Novelle conférait à l’évêque de Carthage tous les privilèges accordés par le code aux églises métropolitaines1 2, elle concédait à toutes les églises de son diocèse le droit d’asile et l’aptitude à recevoir les legs et donations3. Justinien ne se préoccupait pas seulement de faire à l’Église orthodoxe la part que la spoliation de son ancien état et son loyalisme politique à l’égard des empereurs justifiait, il comprit la force dont elle disposait au profit de la domination impériale en s’attachant à maintenir le peuple dans une fidélité qui était son premier intérêt. 11 fut en conséquence amené à prendre des mesures d’exclusion à l’égard des dissidents religieux, nous pourrions dire des partis politiques d’opposition : ariens, juifs, donatistes, païens. Poursuivant son système d’abolition de tout ce que les rois vandales avaient fondé, il retira les édifices et les titres usurpés, interdit l’exercice de tout culte hérétique, fit restituer aux catholiques leurs églises et transformer les temples ariens et les synagogues en églises orthodoxes. Nous rencontrerons encore à plusieurs reprises les hérétiques, mais nous pouvons dès maintenant nous séparer des Juifs. La domination byzantine devait leur être inclémente. Justinien avait trop grande envie de faire en Afrique un établissement durable pour qu’il put songer à s’accommoder d’un groupe important de la fidélité duquel il ne pouvait

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