‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 148 sur 245 · S. Cyprien, Epist · texte numérisé non relu

S. Cyprien, Epist

6. Sentenliae episcoporum, prooem. On se demande même si les évêques africains n’onl pas tenu en 251, comme eu 256, deux conciles, l’un au printemps, l’autre en automne. Cf. P. Monceaux, Hist. litt. de l’Afrique chrét., t. II, p.01 sq.

baux de conciles africains que nous possédons, c’est l’absence de tout protocole réglant le rang des évêques entre eux. Si on compare les signatures qui composent les différentes listes, on constate qu’il n’y a pas trace de classement méthodique par provinces ou par régions ; on n’aperçoit rien qui ressemble à une hiérarchie, à des préséances, sinon que la première place est toujours réservée à l’évêque de Carthage. On a pensé et on s’est hâté d’aiïirmer que les évêques exprimaient leur suffrage d’après une sorte de hiérarchie fondée sur l’âge ou sur l'ancienneté de la consécration épiscopale. La comparaison des listes contredit cette affirmation, car elle montre que le plus souvent les noms communs à plusieurs documents ne se suivent pas dans le même ordre.

Après le concile de 534 auquel toutes les Eglises d’Afrique envoient leurs représentants1, nous relevons le concile provincial de Byzacène, en 541; le concile d’Afrique, en 550, sur l’affaire des trois chapitres ; le concile de 554, en Proconsulaire ; celui de 555, en Numidie 2. Les nombreux souvenirs archéologiques de l’époque byzantine nous permettent de prendre une idée un peu étendue de l’expansion progressive du catholicisme. On observe alors un grand mouvement de constructions religieuses 3. Aujourd’hui encore, il est aisé de relever un peu partout les traces de cette activité due principalement à l’impulsion du basileus. A Carthage, il fit bâtir les basiliques de Sainte-Prime et de la Théotokos, tandis

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