Victor Tonn., ann
sance du chrétien » ; enfin il terminait en l’avertissant gué toute sa charge allait à exécuter les canons de l’Eglise, non point à les fixer ou à les transgresser 1 .
Tout ceci n’était qu’un prélude. Quand on reçut à Carthage communication du Judicatum , l’indignation l'ut à son comble, on se prépara à la résistance en dépit de tous les ordres impériaux 2. La surexcitation était telle que, sans plus attendre, un groupe de moines se transporta à Constantinople, décidé à faire quelque esclandre. L’un des meneurs était un certain Félix, abbé du monastère de Gillitanus3, qui, arrivé à Constantinople, s’aboucha avec Facundus. Ils s’employèrent aussitôt à soulever contre le pape un mouvement d’opposition4. Le succès ne se fit pas attendre, en Occident une réprobation universelle frappait le Judicatum. Dans l’entourage immédiat et jusque dans la famille du pape les défections retentissantes se produisaient 5; on luttait à coups d’anathèmes, et dans ce désordre à peine savait-on à qui et à quoi s’attacher. Les Africains devaient être des premiers frappés. Félix de Gillitanus et tous ses