Id., col
Il y fut fidèle et favorisa les agents impériaux qui s’efforçaient de convertir les Églises de la province aux vues de l’empereur. Le plus remuant de ces agents était un certain Mocianus, jadis arien militant, dont la conversion et la ferveur catholique avaient coïncidé avec la chute des Vandales et l’établissement des Byzantins. Sa propagande en Afrique paraît commencer en 551 et nous savons qu’elle joignit aux arguments des séductions d’une nature moins impondérable. Aux uns on faisait valoir les bienfaits de la paix aux autres la colère de l’empereur, prélude des châtiments éternels1 2, enfin on paya en argent ou en honneurs certaines adhésions 3 *. Dès les premiers mois de 552 Facundus d’Hermiane lançait contre le Byzantin un pamphlet violent, tel qu’on pouvait l’attendre de lui et de la circonstance qui le provoquait. Nous apprenons par cet écrit que l’auteur avait omis d’inscrire en tète de son livre les noms de ses correspondants dans la crainte de les compromettre et d’attirer sur eux la persécution 5, ce qui n’empêcha pas l’ouvrage de produire quelque effet et de contrebalancer les conversions opérées par Mocianus comme de neutraliser le mal qu’eussent pu faire les évêques africains ralliés.
Au commencement de l’année 553, l’empereur lança les lettres de convocation au concile œcuménique dont le lieu de réunion était, malgré le désir du pape, fixé à Constantinople. La Gaule et l’Espagne, pour des raisons politiques, n’y envoyèrent