‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 161 sur 245 · Junilius, Praef., P. /,., t. LXVIII. col · texte numérisé non relu

Junilius, Praef., P. /,., t. LXVIII. col

tèrent néanmoins à tout ce qu’on tenta contre leurs consciences1. Voyant cela, on s’attaqua à leurs personnes. L’évêque de Carthage fut accusé d’avoir été mêlé aux négociations qui précédèrent l’assassinat d’Aréobinde, en 546. Le prélat, inculpé de complicité avec Guntharit, fut déposé et exilé à Euchaïta, dans le Pont. Firmus de Tipasa, pris de peur, signa tout ce qu’on voulut2; Facundus quitta Constantinople pour une retraite plus sûre 3 *. Primasius d’Hadrumète et Verecundus de Junca, voyant qu’à l’entente entre le pape et l’empereur avait succédé une situation qui devait aboutir à une rupture, se rapprochèrent du pape redevenu défenseur du texte intégral de Chalcédoine; ils se joignirent à lui, participèrent à la sentence d’excommunication rendue contre le patriarche Ménas et, toujours intrépides, accompagnèrent le pape dans sa fuite nocturne à Chalcédoine (23 décembre 551). Verecundus, presque mourant, s’enferma avec les autres dans l’église Sainte-Euphémie ; il y mourut peu après

Tandis que l’évêque Reparatus se trouvait confiné dans un monastère du Pont, un de ses diacres, Primosus, avait pris sa place et malgré le clergé, malgré le peuple, avait été installé sur son siège par des soldats ; ceux-ci, trouvant même plus d’opposition qu’il ne leur convenait d’en tolérer, ne s’étaient pas fait faute de verser le sang dans l’église 5.

Primosus n’avait été imposé par l’autorité civile qu’à la condition de soutenir la théologie du basileus.

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