Ibid., ann
retrouvait enfin à l’aurore du nouveau règne le calme intérieur. L’édit de Justin II, en proclamant la pacification religieuse, en recommandant aux évêques d’éviter toute nouveauté \ rendait l’Eglise africaine à sa véritable vocation : pendant plus de quatre-vingts ans elle allait avoir pour principal souci d’étendre dans l’Afrique byzantine le domaine du christianisme. Traitée d’ailleurs avec une extrême faveur par les successeurs de Justinien, protégée par leurs édits contre toute ingérence abusive des administrateurs civils et militaires 1 2, investie du droit de porter directement aux pieds du prince ses réclamations et ses conseils 3 *, sûre de voir ses privilèges respectés et ses demandes exaucées 5 , l’Eglise sentait croître dans les provinces son influence puissante; le moment était proche où, par son sévère et incessant contrôle, elle allait conquérir jusque dans l’administration publique une place chaque jour plus éminente3. »