‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 174 sur 245 · Dcscript. orb. rom., p. li,lxiv · texte numérisé non relu

Dcscript. orb. rom., p. li,lxiv

byzantines et les quelques places qu’on y conservait étaient réunies à la Sitifienne pour former avec elle la province de Maurétanie première 1 . A l’extrémité de l’Afrique, la citadelle de Septem formait le centre d’un gouvernement nouveau comprenant les îles Baléares, les villes d’Espagne demeurées la possession de l’empire, et administré, sous le nom de Maurétanie seconde, par le préfet d’Afrique. A la fin du vie siècle, le pays byzantin était donc divisé en six provinces : 1° la province Proconsulaire2; 2° la Byzacène; 3° la Numidie; 4° La Maurétanie première (Sitifienne et débris de la Césarienne) ; 5° la Maurétanie seconde (Septem, Baléares, villes grecques d’Espagne); 6° la Sardaigne, à laquelle il faut sans doute rattacher la Corse 3.

Cette répartition nouvelle laissait subsister en grande partie les dispositions anciennes ; les cadres — et certains cadres seulement — étaient changés. « Dans la Byzacène , les limites de la province étaient demeurées ce qu’elles étaient au temps de Justinien : si, parmi les villes énumérées par Georges de Chypre, nous cherchons les plus méridionales, nous trouvons, en effet, sur la côte, Junca, dans l’intérieur du pays, Madarsuma, Capsa et Thé-

1. Ibid., p. 35. < A la vérité, Sétif est mis par Georges de Chypre en Numidie et Rusuccuru seul figure en Maurétanie première. Mais la Maurétanie première étant au temps de Procope identique à la Sitifienne, et Sétif étant resté byzantin, il serait étrange que ce nom eût été entièrement détourné de sa signification primitive pour être uniquement appliqué aux débris de la Césarienne. 11 vaut donc mieux, avec Gelzer (p. xxxt), admettre une transposition dans le- manuscrit ». C. Diehi., op. cil., p. 567, note 5.

2. Le nom se rencontre dans un rescrit de 582. Cf. Zacharie von Lingexthal, Jus (jraeco-romanum, 111, p. 30.

3. Cf. S. Grégoire, Epist. VII, 3; Gelzer (op. cit., p. xliv) y met à tort un duc : on n’y trouve qu’un tribun.

lepte, et vers l’ouest, Cillium; en seconde ligne, c’est sur le littoral, Thapsus et Hadrumète, dans l’intérieur Kouloulis, Mamma, Sufetula et Suies qui déjà porte son nom actuel de Sbiba L La Numidie avait aussi sensiblement la même extension qu’autrefois : au pied de l’Aurès, les Byzantins occupent toujours Théveste, Bagaï, et d’autres témoignages nous permettent d’ajouter à ces villes celles de Thamugadi, de Lambèse et de Diana1 2; à l’intérieur, ils tiennent, comme jadis, la seconde ligne que formaient Laribus 3 *, Tigisis, Calama; du côté de l’ouest, ils possèdent Mileu et Constantine A La Maurétanie première paraît avoir été plus sérieusement diminuée : on y rencontre seulement Sitifis et Rusuccuru, cette dernière place provenant de l’ancienne Césarienne5 6; la région de Hodna, si du moins il n’y a ici nulle lacune dans la liste, semble à ce moment avoir été abandonnée. Enfin, dans la Maurétanie seconde, la notice place Septem , les îles de Majorque et de Minorque, et les villes que les impériaux conservaient en Espagne à la fin du vic siècle : C’était, depuis que le roi Leovigild avait définitivement reconquis Corduba, les cités de Carthago Spartaria (= Carthagène), Malaca, Assidonaet Sagontia (= Gisgonza) c. Il reste à nommer en Sardaigne les villes de Caralis, métropole de l’île, de Turris, Fausiana, Sulci, Chry-

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