C. Diehl, op. cil., p. d70 sq
<*. Théophane (édit, de Boor), p. 261.
les Maurétaniens et les Maures Gennadius dut à ces victoires d’étendre la domination byzantine. Nous avons dit que les missionnaires catholiques avaient facilité les voies à la civilisation impériale qui s’introduisait à leur suite dans les tribus indigènes. Cette fois l’exarque avait tenu à ouvrir les voies. Une lettre du pape Grégoire Ie1', datée de 591, le félicite de ses victoires1 2, de ses succès militaires3, de la soumission des ennemis 4 5 et des tentatives qu’il a faites pour propager la foi catholique à la suite de ces campagnes glorieuses dans lesquelles il a plutôt en vue le progrès de la foi que l’extension des frontières 3. Cette période de félicité relative fut cependant entrecoupée de terribles inquiétudes. En 595 ou 596, un soulèvement indigène menaça la ville même de Carthage. Gennadius, n’ayant pas les forces nécessaires pour engager une affaire, négocia et, au moment où l’ennemi enivré d’orgueil et de vin célébrait les étonnantes prouesses qui avaient réduit l’exarque à traiter, celui-ci tomba avec ses troupes sur les rebelles, et tua tout ce qui n’eut pas la force de s’échapper. A peine était-il délivré des tribus qu’un autre fléau apparut : la peste (599) ; mais il semble qu’à partir de cette époque on n’ait plus à signaler aucune révolte des tribus épuisées.
Tandis que la sécurité reparaissait, une administration compliquée, mais puissante et devenue honnête grâce à la surveillance rigoureuse ainsi qu’à la
1. Chronique de Jean, évêque de Nikiou, édit. H. Zotenberg, dans les Notices et extraits des manuscrits de la Bibl. nationale, 1883, t. XXIV, p. 524.