Les donatistes rédigent un libellus Ecclesiae ca
Iholicne criminum Ceciliani, qui est transmis à Constantin parle proconsul d’Afrique. Constantin confie à Maternus de Cologne, à Reticius d’Autun et à Marinus d’Arles l’instruction du procès de l’évêque Cécilien qui est mandé à Rome avec dix de ses partisans et dix de ses adversaires devant un synode présidé par le pape Miltiade et tenu au Latran, les 2, 3 et 4 octobre. Le 31 octobre, rescrit de Constantin au proconsul d’Afrique Anulinus par lequel il exempte les prêtres catholiques de toutes les fonctions municipales.
314. — Constantin donne l’ordre d’examiner si Félix, évêque d’Abtughi, est traditeur ; celui-ci est reconnu innocent1. Concile d’Arles qui absout Cécilien et condamne les donatistes 2. En 314 ou 315, Lactance écrit le De mort i bus persecutorum.
310. — ■ Le 10 novembre, Constantin fait comparaître devant lui, à Milan, Cécilien et ses adversaires : les donatistes sont condamnés par l’empereur qui envoie à Eumélius, son vicaire en Afrique, une copie de sa décision en faveur de Cécilien.
317. — A Carthage, violences contre les donatistes. Une basilique donatiste est envahie et saccagée par les catholiques ; les soldats pénètrent dans une autre basi-
1. Seeck, dans Zeitschrift fur Kirchcnfiescliichte , t. X, 1889, p. 509, combat la date donnée par saint Augustin qu’il accuse d'avoir confondu le consulat et le postconsulat de Volusianus. 11 remarque qu'entre octobre 313 et février 319, il n’y a guère de place pour un appel de Rome à Trêves, une lettre de Constantin en Afrique et une enquête; et observant qu’un des témoignages porte la date du 19 août 314, il en conclut que l’enquête, ordonnée par Constantin en 314, était déjà commencée en août et fut terminée le 15 février 315. F. X. Funk, dans Theol. Quarlalsch)-., 1890, p. 304, hésite entre 314 et 315.
2. Le jour est marqué par la lettre de Constantin à Chrestus de Syracuse. Eesèbe, llist. ecclés., 1. X, c. 5. FU\k, o p. cil., p. 296-304, admet difficilement que Constantin, à la veille de la guerre contre I.icinius, ait présidé lui-même le concile et, sous cette réserve, il le place en 314. Seeck, op. cit., p. 509, place le concile en 310, car Constantin doit avoir eu cette année-là le loisir de le présider. Mais Fu\k remarque que d'une part la présence de Constantin n’est pas signalée dans la lettre du concile au pape Silvestre, et d’autre part que Méroclès de Milan, mentionné comme assistant au concile, mourut en 315. Duciiesne, dans le Bulletin critique, 1890, p. 279, accepte les conclusions de Fu\k.
APPENDICES
lique et se mettent à bâtonner les schismatiques, l’évêque de Sicilibba est effleuré par la pointe d’une épée ; une troisième fois, grand massacre de donatis tes dans une église, l’évêque d’Avioccala est tué devant l’autel, les victimes sont enterrées dans l’église.
318. — La loi de Constantin mentionnée par S. Augustin, Contr. litt. Petil., 1. Il, c. 92, à laquelle il est fait allusion dans Code theod., XVI, vi, 2, loi qui enlève aux donatistes leurs églises, est placée par Seeck (dans Zeitschrift für Kirchengescli., 1889, p. 547-548) en 318 ou
320. — Le diacre donatiste Nundinarius, brouillé avec Silvanus évêque donatiste de Cirta, fait convoquer par le consulaire Xénophile, gouverneur de Numidie, un tribunal devant lequel on révèle plusieurs scandales donatistes (13 décembre).
321. — Les donatistes, après quatre ans et six mois d’exil, obtiennent leur rappel (5 mai). Apparition des Circoncellions.
327. — Mort d’Arnobe. Concile de 270 évêques donatistes à Carthage.
330. — Constantin fait bâtir à Cirta, sur les terres du domaine, une nouvelle église catholique destinée à remplacer celle dont les donatistes s’étaient rendus maîtres (5 février). Le même prince confirme l’exemption des charges publiques pour les clercs catholiques ( Code thëod.. XVI, ii, 7). Seeck (op. cil., p. 204, 209) place cette loi au 31 octobre 313.