Proconsulat de M. Ulpius Arabianus
Entre 200-206. — Tertullien compose les traités suivants : De oratione, De baplismo, De patienlia, De paenitentia, Ad uxorem libri II, Adversus Judaeos. A cette période se rapportent également les deux livres De cultu feminarum dont la composition est postérieure au De spectaculis, et Adversus Hermogenem, postérieur au De praescriptionibus liaereticorum. Cinq écrits de cette période sont perdus; ce sont: De censu animae, Adversus Apelleiacos, De fato, De paradiso, De spe fidelium. Dès le règne de Septime-Sévère, il paraît probable que Césarée de Maurétanie comptait une communauté chrétienne et celle-ci était en possession d’un cimetière.
206- 207. — Proconsulat de M. Claudius Macrinius Vindex Hermogenianus.
207- 208. — Proconsulat de M. Valerius Bradua Mauricius. Tertullien publie l’édition définitive de son traité Adversus Marcionem libri l-IV. Son adhésion au montanisme est alors toute récente.
En 209. — Proconsulat de T. Flavius Decimus. Tertullien publie le pamphlet De pallio.
Entre 209et211. — Proconsulat de Valerius Pudens. Ce magistrat annule une dénonciation portée contre un chrétien sous prétexte qu’on avait essayé d'intimider et d’exploiter le prévenu.
Entre 208 et 211. — Tertullien compose les traités suivants : Adversus V alenlinianos , De anima, De carne Christi, De resurrectione carnis, Adversus Marcionem liber V, De exhortatione castitatis, De virginibus velan-
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dis. A cette date, la communauté montaniste possédait des recueils de prophéties, de visions, de prières improvisées par des dévots en extase.
211- 212. — Proconsulat de Scapula Tertullus. Le 4 février, mort de Septime-Sévère et avènement de Caracalla et Géta. A cette occasion, un donativum a lieu au camp de Lambèse, en Numidie. Un soldat chrétien donne lieu, par son attitude, à l’incident qui fait l’objet du Decorona. Ce traité a été écrit postérieurement à l’éclipse du 2 mars 211. Postérieurement au De Corona , en 211-212, Tertullien compose le Scorpiace et le De idololatria.
212- 213. — Prorogation des pouvoirs du proconsul Scapula Tertullus. Le 11 mai 212, martyre de Mavilus d’Hadrumète ; le 2 août, martyre de Rutilius ? Postérieurement à l’éclipse du 14 août 212, Tertullien compose sa lettre Ad Scapulam.
213. — Tertullien compose le De fuga in persecutione. Rupture définitive de Tertullien avec le catholicisme au commencement de 213. A cette date, l’Eglise de Carthage possédait une profession de foi autographe de l’hérétique Praxéas.
Après 213. — Tertullien compose les traités : Adversus Praxeam, De monogamia, De jejunio, De ecstasi. A partir de cette année 213 jusqu’en 250, il n’est fait mention d’aucune persécution en Afrique. La persécution de Maximin fut locale et n’atteignit pas l’Afrique
Entre 217 et 222. — Tertullien compose le De pudicitia.
Avant 227. — Mort de Pescennia Quodvultdeus, femme du proconsul C. Quintilius Metellus.
Entre 213 et 250. — Minucius Félix compose YOctavins. Un grand nombre de critiques, parmi lesquels plusieurs jouissent d’une grande réputation, estiment cet écrit antérieur aux ouvrages de Tertullien.
238. — Épitaphe de Rasinia Secunda, morte à Tipasa. Dévastation de la Proconsulaire par le légat de Numidie, Capellien. La province ne se releva pas de ce coup.
243. — Apparition du traité De Pascha computus, daté de « la cinquième année de Gordien, sous le consulat d’Arrianus et de Papus » . L’origine africaine de cet écrit est plus que douteuse.
Vers 245-246. — Baptême de saint Cyprien, à Carthage.
Entre 198 et 249. — Ont pu se succéder sur le siège épiscopal de Carthage : Agrippinus (Optatus?), Cyrus, Donatus ; il est impossible de songer à fixer la durée de l’épiscopat de chacun d’eux.
Avant 249. — Donatus , prédécesseur immédiat de saint Cyprien sur le siège de Carthage, confirme la déposition d’un hérétique, nommé Privatus, prononcée par un concile de 90 évêques, tenu probablement à Carthage.
249. — S. Cyprien est fait évêque de Carthage dans les premiers mois de 249. Avant cette date il avait écrit l’opuscule Ad Donatum. En cette année 249, il compose le De liabitu virginum, et écrit les lettres 1-4 (édition Hartel). A cette année se rapportent peut-être les Testimonia ad Quinnum et le Quod idola dii non sint qui paraissent antérieurs à 250.
250. — Dès le début de cette année, persécution par l’empereur Dèce. Les lapsi. L’évêque de Saturnum , celui d’Assur et deux autres apostasient. Dès le mois de janvier, les prisons se remplissent de fidèles. A Rome, un Africain, Célérinus, comparait devant Dèce, il rentre à Carthage au printemps de 250. Les instructions criminelles ne paraissent pas avoir commencé à Carthage avant le mois d’avril. Fuite de saint Cyprien en janvier. Aux premiers mois de cette année se rapportent les lettres 5-17, pendant l’été les lettres 18-22, vers la fin de l’année les lettres 23-40. C’est aussi dans ces derniers mois que l’on remit en liberté les confesseurs qui avaient résisté jusqu’alors. On a rapporté à saint Cyprien et à cette année les deux traités De spectaculis, De bonopudicitiae , mais ces deux attributions paraissent beaucoup trop précises.
251. — Cessation complète de la persécution au printemps. Saint Cyprien rentre à Carthage quelques jours après Pâques. Auparavant, du lieu de sa retraite, il avait écrit les lettres 41-43. Vers le printemps de cette année il compose le De lapsis et le De catholicae ecclesiae unitate. Les lettres 44-45 et 48 appartiennent aux derniers mois. La décision du concile de Carthage concernant les
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Inpsi est approuvée par un concile tenu à Rome pendant l’automne. Novatus se rend à Rome et laisse la conduite des insoumis à Felicissimus. Propagande active, vers la fin de cette année, du novatianisme. Il y a eu cette année un concile au printemps et peut-être un second concile en automne. Pamphlet novatien contre le pape Corneille.
252. — Concile de Carthage auquel assistent 42 évêques (mai). La peste de Carthage. Vers le temps de Pâques a été écrite par S. Cyprien la lettre 56, au mois de mai la lettre 57, pendant le cours de l’été les lettres 58, 59, vers la fin de l’année la lettre 60. Le traité De dominica oralione apu’être composé cette année. Les traités Ad Demetrianum et De mortalitate peuvent être rapportés à 252 ou
253. Collecte des fidèles de Carthage au profit des Églises pillées de Numidie. Privatus de Lambèse ordonne Fortunatus évêque intrus de Carthage. L’édit de Gallus ne paraît suivi en Afrique d’aucune violence. Le traité Ad Demetrianum réfutait un libelle de Démétrianus qui aura pu être écrit cette année ou l’année précédente. Vers l’année 252, on peut rapporter le De laude martyrii écrit pendant la peste par un disciple de saint Cyprien ou par un clerc de son entourage. Vers cette époque, et très peu de temps après la persécution de Dèce, les ouvrages de Commodien.
253. — Concile de Carthage auquel assistent 66 évêques. Vers la fin de cette année, ont été écrites les lettres 61, 64, 65 ; peut-être les lettres 62-63 se rapportent-elles au même temps qui est celui où fut tenu le concile. Dans le courant de l’automne a dû paraître le traité anonyme Ad Novatianum, dont l’auteur serait un évêque africain.
254. — Concile de Carthage auquel assistent 37 évêques. En cette année fut écrite la lettre 66 par S. Cyprien, les lettres 67 et 68 sont des derniers mois de cette année, de même que le concile.
255. — Concile de Carthage auquel assistent 31 évêques. Lettres 69-71. Dès 255, le novatianisme parait définitivement compromis.
Entre 253 et 256. — Saint Cyprien compose le De opéré et eleemosynis.
256. — Premier Concile tenu au printemps de cette année à Carthage auquel assistent 71 évêques; nouveau concile le lor septembre réunissant 87 évêques. Saint Cyprien compose au printemps de cette année le De bono patient iae et les lettres 72-73; dans l’été il écrit les lettres 74-75. Le 1er septembre il rédige ou fait rédiger les Sententiae episcopomm. A cette année ou à l’année 257 se rapporte la composition du De zelo et livore. Un mémoire sur le baptême des hérétiques, favorable à la tradition romaine, circule dans les communautés de Maurétanie. Le traité De rebaptismate parait avoir été composé par un évêque africain.
257. — Proconsulat d’Aspasius Paternus. Dans l’automne de cette année saint Cyprien compose le traité Ad Fortunatum de exhortatione martyrii. Les lettres 76-79. Promulgation de l’édit de persécution de Valérien (août). Relégation de saint Cyprien à Curube à la suite de son arrestation le 30 août. Exécution impitoyable de l’édit en Numidie.
258. — Proconsulat de Galerius Maximus. Deuxième édit de persécution de Valérien (juillet). Lettres de saint Cyprien 80-81 au mois d’août. 11 est arrêté le 13 septembre et décapité le 14. Il semble assuré que son successeur fut Lucianus. Le mois précédent, le proconsul se trouvant à Utique y fit exécuter plusieurs centaines de chrétiens, ceux qu’on appela Massa Candida (18 ou 24 août).
259. — 26 janvier (?), martyre de Théogènes, évêque d’Hippone; 30 avril, martyre des évêques Agapius et Secundinus, à Cirta ; le 6 mai, Jacques, Marien et plusieurs autres, à Lambèse, par ordre du légat propréteur de Numidie, C. Macrinius Decianus; les 23-25 mai, à Carthage, martyre de Lucius, Montanus, Julianus, Victoricus, Flavianus, Renus et de deux catéchumènes Primolus et Donatianus. Aces martyrs africains il faut joindre le nom de Salvianus de Gazaufala.
260. — Fin de la persécution, en vertu de l’édit de tolérance de Gallien.
287. — Édit de Dioclétien au proconsul Julianus au sujet des Manichéens d’Afrique.
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295. — Proconsulat de Dion Cassius. Le conscrit Maximilien est décapité pour refus de service militaire.
298. — Martyre du centurion Marcel à Tanger (30 octobre) ; martyre du greffier Cassien (3 décembre), à Tanger.
299. — Épitaphe de M(arcus) J(ulius) Bassus, à Taksebt, en Kabylie. L’inscription dédicatoire de l’area de Cherche! et celle de Y accubitorium préparé par le prêtre Victor, provenant de la même localité, se rapportent au me siècle.
303. — Le 19 mai, Paul, évêque de Cirta, et ses clercs, livrent les Écritures à Munatius Félix, flamine perpétuel et curateur. 5 juin, affichage de l’édit de persécution à Tibiuca. Le 6, arrestation de l’évêque Félix ; le 24, il est envoyé à Carthage et écroué par ordre du proconsul Anulinus. Nombreux évêques et clercs traditeurs. A cette année se rapporte peut-être la conversion d’Arnobe et aussi celle de Lactance.
304. — Proconsulat d’Anulinus. Le 11 février, un groupe de chrétiens est arrêté à Àbitène et envoyé à Carthage. La comparution devant le proconsul a lieu le 12; on laisse les confesseurs mourir de faim en prison. Le 30 juillet, martyre de Maxima, Donatilla et Secunda à Thuburbo. En Numidie, la persécution est dirigée par le praeses Florus. 5 décembre, martyre de sainte Crispine. Lactance compose le traité De opificio Dei (?).
305. — A cette année se rapporte peut-être l’Adversus nationes d’Arnobe. Le 4 ou 5 mars, concile d'évêques traditeurs à Cirta ; Silvanus, traditeur, est fait évêque de cette ville. Après le 1er mai, la persécution cesse en Afrique.
306. — Depuis cette année jusqu’en 311 se seraient succédé les divers livres des Institutiones de Lactance.
311. — Mort de Mensurius, évêque de Carthage. Débuts du schisme donatiste. Ordination de Cécilien, successeur de Mensurius.
312. — Concile donatiste de 70 évêques tenu à Carthage, il dépose Cécilien et nomme à sa place Majorin. Cécilien est reconnu par Constantin qui accorde une subvention pécuniaire à l’Église d’Afrique.