‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 22 sur 245 · S. Gsell, Les monwn. antiq., t. Il, p · texte numérisé non relu

S. Gsell, Les monwn. antiq., t. Il, p

2. P. Gauckler, daus l’Association française pour l'avancement des sciences, Tunis, 1896, 1. 1, p. 278, cl daus la revue A travers le inonde, 1896, p. 329-332.

L’AFRIQUE CHRÉTIENNE AU IVe SIÈCLE. 35

santé aux motifs ornementaux d’une exécution facile 1 ».

La mosaïque était devenue si commune que l’on en recouvrait les tombes des pauvres et on en faisait assez peu de cas pour ne pas craindre de laisser ces productions d’un art tout commercial exposées aux intempéries, ou même on ne prenait aucune précaution pour les empêcher de se salir ou de se ruiner 2.

Nous savons que les chrétiens, par un sentiment de respect, s’abstenaient ordinairement de représenter Dieu sur le pavement des édifices, mais ils multipliaient son image sur les parois et dans l’abside. En Afrique, ces vastes compositions murales nous sont signalées par les auteurs, mais il ne nous en est parvenu que des débris méconnaissables, principalement dans la basilique de Tébessa dont, au contraire, le pavage a été retrouvé presque intact 3. Ces ouvrages, dans lesquels on voit se modifier l’ancienne technique par l’adoption des incrustations à base d’émail mélangées aux cubes de marbre, sont souvent dignes d’intérêt.

Un grand nombre d’églises étaient pavées de mosaïques, mais c’est particulièrement dans l'abside qu’on prodiguait la décoration. Nous pouvons citer Aïn Zirara, Bénian, Cherchel, Constantine, Djemila, Henchir-Guesseria, Kherbet Guidra, Kherba, Matifou, Morsott, Orléansville, Seriana, Sétif, Sidi Ferruch, Sidi Mabrouk, Taksebt, Tebessa, Ténès, Tigzirt, Timgad, Tipasa. Parfois ces mosaïques nous fournissent d’intéressantes particularités sur

1. S. Gsell, dans les Met. d'arcli. et d’hist., 1898, t. XVIH, p. 94-95

2. P, de la Blanchèke, Tombes en mosaïque de Thabraca, 1897 p. 3 sq.

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