‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 233 sur 245 · Paul Orose, Hislor., VII · texte numérisé non relu

Paul Orose, Hislor., VII

3. Symmaque, i?pi.sL /,58. Passio sanclæ Salsœ, 13, dans Calalogus coclicum hagiographicorum latinorum anliquiorum sceculo XV I , qui asservantur in Bibliotheca nationali Parisiensi, ediderunl hagiographi Bollandiani, in-8°, Bruxellis, 1889, t. I, p. 331 : Mis enim temporibus quibus provinciaux totain Firminianœ labcs tyrannidis devastavcrat , incensis finitimis civilalibus quarum [qui fixerai splcndor] aggere ruinarum et solis dabalur œstimare cineribus.

U. Calalogus, I, p. 351. Tout ce qui a trait à Tipasa est fort instructif, nous ne pouvons que grouper dans une note les éléments principaux d'une monographie : Catalogus, t. I, p. 340 sq. ; H. Leclercq, Les Martyrs, t. III, p. 59 (trad. franc.). L. Duciiesne, dans tes Comptes rendus de l'Acad. des inscr., séance du 14 mars 1890, p. 116; cf. Le Monde, U avril 1890; Bull, crit., 1890, p. 125; J. Toutain, Fouilles de M. Gsell à Tipasa. La basilique de Saintc-Salsa, dans les Met. d’arcli. et d'hist., 1891, t. XI, p. 179-185; S. Gsell, Recherches archéologiques en Algérie, in-8°, Paris, 1893, p. 1-76, pl. I-V1I; Guide archéologique aux environs d’Alger, p. 127-104; F. YVieland, Fin Ausflug ins Afrika, in-8°, Stuttgart, 1900; Dessau, dans Archiiologischcr Anzeiger, 1900, p. 153; S. Gsell, dans les Mél. d'arch. et d'hist., 1901, t. XXI, p. 233-235; Le Même, Monuments antiques de l'Algérie, in-8°, Paris, 1901, t. II, p. 323 sq. 11 faut restituer à l’épigraphie de Tipasa C. J. L., t. II, n. 2210 = Hübner, Inscript. Hispan. christ., in-4°, Berolini, 18, n. 127, inscription trouvée à Cordoue; table de patronat en bronze envoyée par 1 ’ordo Tipasensium à Flavius Hyginus, ancien gouverneur de la Maurétanie Césarienne,

La guerre contre Firmus avait duré trois ans; la mort du roi barbare fit rentrer les montagnards révoltés dans l’obéissance, au moins jusqu'à la révolte de Gildon, en 396. Lorsque Maczezel fut chargé par Rome, en 397, de disputer l’Afrique à Gildon, celui-ci lia sa cause à celle des donatistes et des circoncellions : il fut défait1. En 399, nous voyons une incursion de brigands « semblables aux sauterelles qui dévastent les moissons2 ».

L’arrivée des Vandales multiplie les ruines. Possidius, contemporain des événements qu’il raconte, nous apprend que sur tout le parcours des envahisseurs — et c’était un peuple de 80.000 âmes — il ne demeura de tant d’églises que trois seulement, celles de Constantine, d’Hippone et de Carthage3. Hippone n’avait obtenu qu’un répit; après quatorze mois de siège, l’ennemi s’en alla, mais ce fut pour battre en plaine les défenseurs de la ville. A cette vue, les habitants prirent la fuite et Hippone fut brûlée4.

Les Vandales avaient été soutenus par les indigènes et leur triomphe inaugurait une ère de tristesses nouvelles

accosté de l a et l'o>, ce qui pourrait être considéré comme un indice du christianisme des membres de Vordo. La ville eut en effet à souffrir sous Julien, S. Optât, De schism. Donalist.,U, 18; ainsi qu’en 484 sous le roi Hunérich qui voulut imposer à la ville un évêque arien; mais les gens de Tipasa quittèrent presque tous la ville et se réfugièrent eu Espagne. Ceux qui demeurèrent furent l’objet d’un prodige fort célèbre, Victor de Vite, Hist. persec. Vandalicœ (édit. Petschenig), 1. III, 26. Ils furent condamnés pour leur résistance à l'évêque arien à avoir la langue et la main droite coupées, malgré cela ils recouvrèrent l’usage de la parole, cf. P. L., t. LV1II, p. 137-138, 391; Acta sanct. oct., t. XI, p. 847. Outre la basilique de Sainte-Salsa, Tipasa contenait d’autres édifices chrétiens, cf. S. Gsell, Monum. antiq. de l'Algérie, t. II, p. 440.

1. E. Vogt, Krilisclie Demerkungen zur Gescliicltte des Gildonisclien Krieges, dans Festschrift der Trierer philologisclie Versaminlung. Sur Gildon et l’évêque donatiste de Thamugadi, Optât, cf. S. Augustin, Epist. XLIII, 8, §24; Contra epist. Parmeniani, II, 4, 5, 22 ; Contra littcras Petiliani , 1. II, 23, 35. Pour les circonstances prodigieuses de l’expédition, cf. Paul Orose, Hist., 1. Vil, 36.

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