‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 236 sur 245 · En Galicie, 445; sac de Rome · texte numérisé non relu

En Galicie, 445; sac de Rome

7. Victor de Vite, Hist. persec. Vandal., 1. I, c. vin : Quae dum multiludo captivorum africanum attingeret litlus, dividentibus Vandalisct Mauris ingentem populi quanlilalem. De 439 à 455, Geiserich frappe sans cesse ses sujets romains et en 455 il a un contingent berbère considérable à son service dans l'expédition de Rome. Mais, à partir de la paix conclue avec Zénon, en 475, et strictement observée jusqu’à l’avènement de Justinien, il est possible que les bénéfices du service du roi vandale soient devenus moins appréciables que les razzia. Cf. L. Marcus, Histoire des Wandales depuis leur première apparition sur la scène historique jusqu'à la destruction de leur empire en Afrique, accompagnée de recherches sur le commerce que les FJats barbaresques firent avec l'étranger dans tes six premiers siècles de t'ère chrétienne , in-8°, Paris, 1836, p. 282 sq.

Après la mort de celui-ci (25 janvier 477), les Églises revirent de nouveau les intraitables pillards. « Les indigènes, Mauri, dit Procope, avaient été tenus en respect par la crainte que leur inspirait Geiserich, mais aussitôt qu’il fut mort, ils causèrent de grands maux aux Vandales '. » Sous le règne de Hunérich (477-484), les tribus de l’Aurès reprirent leurs anciennes rapines et Gundamund (484-496) fut obligé de livrer de nombreuses batailles aux Maures 1 2. Une épitaphe de Tanaramusa (= Mouzaïa-les-Mines ) nous montre un évêque victime de ces razzia3. (Voir t. I, p. 353.)

Ce n'est pas là un cas particulier. Rien n’est plus commun dans l'épigraphie africaine que la mention de ces vols ou de ces meurtres. A Simittu (= Chemtou ) un vétéran est un jour assassiné sur la route et ses camarades ne peuvent que lui élever une tombe à leurs frais 4. En Maurétanie, près de Césarée, le fils d’un officier des troupes auxiliaires, un enfant, est trouvé mort avec les deux esclaves qui le gardaient. A Auzia (= Aumale), on lit sur une tombe : « Adieu Secundus, fleur de jeunesse, que les barbares ont moissonnée 5 ! » Un vétéran de la Le-

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