PROCOPE, 1. u
2. II. Fourvel, op. cit., t. ;i, p. 4 sq. Le Même, l'étude sur la conquête de l'Afrique par les Arabes, d'après les textes imprimés, in-ti", Paris, 1875, t. I, p. 90 sq.
3. Procope, De bello vandalico, II, 10 : Mauri Vandalis saepe victis, quam appetlant nunc Mauritaniam, a Gadibus ad Caesarae limites perlinentem, et reliquae Africac partem ma.vimam occuparunt.
h. Procope, op. cit., II, 5, 20. Mais, dit-il, les Romains n’y vont que par mer et non par terre, car les Maures sont maîtres de tout le littoral avoisinant.
APPENDICES
Bélisaire n’avait pas encore mis à la voile, que l’on apprit que les tribus exerçaient en terre romaine d’affreux ravages j et avaient taillé en pièces les contingents envoyés dans la Byzacène et dans laNumidie. Le patrice Solomon y marcha en personne et livra une bataille dans laquelle dix mille Berbères furent tués 1 2. A peine rentré à Carthage, nouvelle incursion, nouveaux massacres, tandis que Iabdas ravage la Numidie avec 30.000 indigènes 3. En 539-540, la campagne du patrice Solomon obligea les Berbères à évacuer la Numidie et permit d’imposer un tribut à la Maurétanie Sétifienne4. Mais cette expansion dura peu. Le gouvernement de Sergius hâta les désastres. Un vétéran des insurrections berbères, Stozas, avait quitté la Maurétanie, s’était réuni à Antalas et tous deux ravagèrent le pays.
Nous avons raconté les événements qui suivirent immédiatement la mort d’Héraclius, en 641, ou plutôt celle de son fils Constantin III. On voit par cette longue série de déboires combien il était difficile à l’Église d’Afrique de maintenir ses positions jusqu’au jour suprême de l’irrésistible écrasement5. Un moment les Arabes furent maîtres d’Hadrumète 6 ; les campagnes étaient absolument désertes, les paysans s’étaient réfugiés dans les villes; ceux qui le pouvaient faire avaient quitté l’Afrique. Rien ne peut donner l’idée de la désolation d’un pays que refusaient de défendre ceux-là mêmes qui l’avaient conquis. Après de nouvelles pilleries, la bataille de Campis Calonis (547-550) amena la fuite des tribus à l’extrémité de l’Afrique, ad extremas oms Africæ 7, et assura pour un temps relativement long la tranquillité de l’Afrique. Les Eglises purent connaître alors une prospérité assez précaire. Nous savons qu'on construisit beaucoup alors8,