‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 38 sur 245 · Constitution Sirmondi, XIII · texte numérisé non relu

Constitution Sirmondi, XIII

L’AFRIQUE CHRÉTIENNE AU IVe SIECLE.

se repentir et de faire pénitence L Cette commisération entraîna à quelques excès ; on usa de la force pour soustraire au bras séculier des coupables auxquels on voulait donner le temps de la pénitence. Ces abus furent réprimés par une loi du fils de Théodose 1 2 3.

Dans l’exercice de la juridiction épiscopale à l'égard des clercs, nous pouvons constater l’emploi des méthodes empiriques qui devaient atteindre au moyen âge, avec les ordalies et le « jugement de Dieu ». leur dernier progrès. L’enquête est remplacée par une sorte de divination qui ne peut trouver d’excuse que dans la bonne foi de ceux qui y faisaient appel. Ainsi nous voyons deux prêtres de l’Eglise d’Idippone, Spes et Bonifacius, accusés de scandale, et envoyés par saint Augustin au tombeau de saint Félix, à Noie, où le martyr devra faire connaître lequel des deux a été conseiller du mal.

L’obstination qu’apportait l’Eglise d’Afrique à maintenir ses privilèges fut un grand service rendu à l’histoire, car ces privilèges marquaient un âge de la discipline, l’un des plus brillants, et qui procura à cette Église que nous étudions une bonne part de sa grandeur durable. Depuis le schisme du donatisme et les troubles dans lesquels l’avènement, le maintien et la mort de l’évêque Cécilien avaient jeté l’Église de Carthage, on s’explique la préoccupation qu’eurent un certain nombre de grands évêques d’éviter à leurs fidèles les intrigues qui accompagnaient

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