Code Tlieod., IX, lx
3. S. Augustin, Epist. LXXVIII; cf. Grégoire de Tours, De ytoria marhjrum , 38.
le plus souvent une élection épiscopale1. Chaque ville choisissait son évêque parmi son clergé, si les sujets manquaient on s’adressait à l’Église de Carthage; cependant il arrivait, et ce fut le cas pour saint Augustin, que malgré l’interdiction des canons, un évêque désignât son successeur2. Mais le peuple n’était pas moins attaché à ses droits que le clergé lui-même. L’évêque Sévère de Milève, ayant seulement pris conseil de son clergé, faillit amener de graves désordres qui ne furent évités que grâce aux explications et à la dignité conciliante que mit saint Augustin à les fournir3 * 5. Avec son tact et la politesse ordinaire de ses manières, l’évêque d’Hippone s’y prit chez lui de façon à ne froisser personne. Se sentant près de sa fin, il convoqua les fidèles à une assemblée présidée par trois évêques et six prêtres dans l’église de la Paix, à Ilippone, le 26 septembre de l’an 426. Nous avons conservé le procès-verbal de cette séance, semblable aux actes officiels, rédigé par les sténographes s de l’Église et signé par les principaux assistants. 11 nous met la scène devant les yeux. L’évêque est dans sa chaire, élevée de quelques marches au-dessus du sol, au fond de l’abside.
1. S. Augustin, Epist. CCXI1I, 1 : Scio post obitus episcoporum per mnbitiosos aut contentiosos solerc ecclesias perlurbari; etqaod saepù expcrlus sum et dolui, debeo , quantum ad me attinet, huic prospicere civilati.
2. Possidius, Vita S. Augustini , raconte comment s'y prit Valérius d’Hippone qui ne pouvait procéder à cette consécration sans une dispense du primat de Carthage. Ni lui ni saint Augustin ne connaissaient l'interdiction du concile de Nicée (325). Cf. S. Augustin. Epist. CCCXI1I, A.