‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 45 sur 245 · Sermo CCCLV · texte numérisé non relu

Sermo CCCLV

2. Sermo CCCLV. Nous nous abstenons d'entrer dans les détails que toutes ces indications soulèvent. C’est un sujet que nous pourrons essayer de reprendre avec les développements qu’il comporte dans plusieurs dissertations du Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie. Sur un écrit récent touchant la vie monacale en Afrique par J.-M. Besse, Le monachisme africain. in-8°, s. 1. n. d., cf. S. C.sell. Chronique africaine, dans Met. d'arch. et d’Iiist.. 1901. l. \\1, p. 210.

3. Sermo CCCLV. Co te ego sum qui statucram, sicut nostis. nullum ordinare clericum , nisi qui mecum vcllet manerc : ut si vcltct disccderc a proposito, rccte illi tollerem clcricatum quia desercret sanctac socictalis promissum cocptumque consortium.

L'AFRIQUE CHRÉTIENNE AU IVe SIÈCLE.

Vita et moribus clericorum suoriun 1 , un personnel assez peu nombreux pour une Eglise épiscopale. C’étaient les prêtres Januarius, Barnabé et Leporius, les diacres Lazare, Yalens, Faustin, Sévère2, Ileraclius et un sixième qu’on désigne sous le nom de diaconus Iiipponensis, « le diacre d’Hippone » ; enfin il est possible que Lucillus, frère de l’évêque Novatus, diacre également, ait complété le nombre traditionnel de sept diacres 3 * 5. Le seul sous-diacre alors est Patricius, neveu de l’évêque. Tous ces personnages sont demeurés un peu ternes, on connaît certains de leurs collègues, que nous avons déjà rencontrés, qui sont de francs scélérats. Un nommé Spes avait fait des propositions infâmes au clerc Boniface et ce fut pour débrouiller cette intrigue, peut-être un peu aussi dans l’espoir de ne plus les voir revenir, que saint Augustin les envoya en Italie; nous avons parlé de l’agioteur Paul, évêque de Cataqua, sorti jadis du monastère d’Hippone /| ; un autre, Antoine, élevé dans le monastère et devenu évêque de Fussala, joueur et débauché, puisant à la caisse épiscopale à laquelle un synode réuni à Ilippone le condamna à restituer les sommes volées :i.

Quoique exploités par les adversaires, ces scandales demeuraient locaux ; les Africains en eussent passé bien d’autres. D’ailleurs, le développement de l’institution clerico-monacale et les effets heureux qui en résultaient étaient frappants. Possidius nous apprend que les différents diocèses vinrent jusqu’à dix

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