‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 73 sur 245 · P. L., t. XLV, col · texte numérisé non relu

P. L., t. XLV, col

3. Op. imperf. contr. Julittn., 1. I, n. I, 2, 6, 9, 27, 32, 66: 1. III, n. 10. 93. 165.

Nous ne connaissons de lui que les passages étendus rapportés par saint Augustin et Marius Mercator 1 . L’Afrique cléricale s'intéressait seule à la lutte, elle fut heureuse d’apprendre la rétractation d’un moine gaulois, à la fois pélagien et nestorien, réfugié en Afrique. Il avait nom Léporius et sa conversion eut lieu en 426.

En cette même année éclatait le semi-pélagianisme. « Il n’est pas douteux que la doctrine de l’évêque d’Hippone et surtout ses formules parfois trop absolues aient troublé bon nombre de catholiques : la grâce qui donne le vouloir et l’agir semblait détruire la liberté2. » L'attaque partit d’un monastère africain situé à Hadrumète dans la Byzacène3 4. Un religieux d’Hadrumète se trouvant à Uzala, sa ville natale, rencontra dans le monastère de cette ville plusieurs écrits de l’évêque d’Hippone, entre autres sa lettre au prêtre romain Sixte h II la lut et en tira copie. Son compagnon de route, Félix, rentra à Iladrumète tandis que Florus allait à Carthage. En arrivant dans son monastère Félix communiqua la lettre de saint Augustin à ses confrères. On la lut, on la commenta, et cinq jeunes religieux y trouvèrent un sens différent de celui que le reste des frères croyait apercevoir. On s’obstina et quand Florus rentra dans

Page 1