‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 72 sur 245 · De pcccato originali, c. VU, n · texte numérisé non relu

De pcccato originali, c. VU, n

3. P. L., t. XLVIII, Honorius ad Palladium, cl'. S. AUGUSTIN, Op. imperf. contr. Julianum, III, 35.

U. S. Augustin, op. cil., 1. 1, c. h 2; 1. III, c. 35, a beaucoup réduit les exagérations de Julien.

5. Vita sancti August., 18 : Ecclesiae catholicae prolatum judicium cliam piissimus imperalor audiens ac seq liens.

Dans sa Constitution, Honorius reprochait aux pélagiens de troubler la foi catholique « dont la lumière se montre si clairement à tous », de faire des prosélytes à Rome et de chercher à y organiser des troubles. Il ordonnait par mesure de police qu'on chassât de la ville Pélage et Célestius et qu’on recherchât en tous lieux leurs partisans. C'était la répétition des dispositions prises vingt ans auparavant contre les manichéens. Le pélagianisme paraissait devoir succomber bientôt ; ce fut Julien d’Eclane qui le restaura. Julien était fils de l’évêque Memorius et de l'illustre chrétienne Juliana. Recommandable par sa science et sa charité pour les pauvres, il avait été élevé par Innocent Ier à l’évêché d’Eclane, dans l’Apulie 1 . Dès 418, Julien parvint à grouper dix-sept évêques d'Italie qui refusèrent avec lui de signer la Tractoria et adressèrent leur protestation au pape, avec appel au concile plénier 2. Le pape les déposa tous canoniquement et l'empereur les bannit d'Italie.

On ne s’attendait probablement pas à ce réveil et il fallut bientôt compter avec lui. En 419, l’empereur prévint le primat de Carthage des mesures nouvelles qu'il venait de prendre pour venir à bout de ce nouveau ferment de troubles ; en outre, il demandait que les évêques cessassent de tolérer l'hérésie en affectant de la dédaigner et annonçait que les hérétiques et ceux qui, les connaissant, ne les dénonceraient pas seraient frappés des mêmes peines. Julien paraît avoir entendu la polémique sous sa forme la plus bruyante 3 .

1. A. Bruckner, Julian von Eclanum. Sein Leben und seine Lettre; cin Beitrag zur Gescliicltte des Pelagianismus , in-S”, Leipzig, 1897.

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