Epist. CLXXVI; MANSI, t. IV, col
alors en Afrique, où l’on accusait le pape défavoriser les pélagiens A Leur lettre se terminait en réclamant une condamnation.
Un des meurtriers de Stilicon, le comte Heraclianus, avait reçu la province d’Afrique 1 2. C’était une proie qui devait lui permettre de se créer un établissement indépendant. 11 la traita en conséquence et on put se croire revenu aux jours de Gildon. Un grand nombre de familles, trouvant Rome et l’Italie trop menacées par les invasions des barbares, avaient commencé un mouvement d’émigration vers la Syrie; plusieurs firent escale sur la côte d’Afrique, Héraclianus fit mettre l’embargo sur leurs vaisseaux jusqu’à ce qu’elles eussent acquitté un droit exorbitant. Si on ne pouvait ou si on ne voulait s’y soumettre, les individus étaient vendus comme esclaves : des marchands syriens achetèrent un bon nombre de jeunes patriciennes qui furent expédiées dans les harems d'Asie 3 ? Les abus criants de l’administration d’Héraclianus ayant provoqué des remontrances d’Honorius, le comte d’Afrique retint l’annone, de l’envoi de laquelle dépendait la vie des Romains4 5 ; ensuite il équipa une flotte et passa la mer (413) s,