‹ L'Afrique chrétienne (volume 2)Chapitre 90 sur 245 · Procope, De bello Vandalico, I · texte numérisé non relu

Procope, De bello Vandalico, I

2. /Cf., ibid., cf. 1. 11,5. Il y a évidemment un peu d'exaltation dans tous ces récits des cruautés vandales. Procope, op. cit., I, 5, dit que Geiserich avait raséles fortifications de « toutes les villes à l’exception de celles de Carthage *, mais en 434 il qualifie encore Hippone, op. cit ., II, 4, de \i!le fortifiée. Marcus, op: cit., p. 29 (des notes), cherche querelle à Possidius, Fila Augustini, 29, pour avoir écrit, qu'à leur entrée dans Hip» pone, les Vandales brûlèrent la ville de fond en comble ; cependant la bibliothèque de saint Augustin avait pu être mise à l’abri.

3. Possidius, op. cil., dit que saint Augustin tomba malade le troisième mois du siège et qu’il mourut âgé de soixante-seize ans, comptant près de quarante ans soit de prêtrise, soit d’épiscopat. La Chronique de Prosper fixe la date de mort au Vkal. sept. Theodosio XIII et Valentiniano III coss., ce qui correspond au 28 août 430. Cette date est communément acceptée malgré la Chronique du comte Marcellin, qui place le fait sous le consulat de Florentins et Dionysius, c’est-à-dire en 429, mais la date de 430 est adoptée par Tillemont, Mém. pour servir à l'Iiist. eccl., t. XIII, p. 943, et ou devine si, pour saint Augustin, il avait dû y regarder de près.

4. Possidius, Vita Augustini, 28; Procope, De bello Vandalico , 1,3.

5. Flavius Ardabus Aspar, cf. Seeck, dans Pauly’s Reatençyclop., 1. 11, p. 607 ; I.ib. de promiss., P. L., t. LI, col. 841 ; Priscus, Fragment 11.

6. Ibid. Ce dut être alors que les habitants d’Ilippone, pris de panique,

à Constantinople. Avant de quitter l’Afrique, Trigetius avait conclu un traité avec le roi des Vandales ' (435) au nom de Valentinien III 2. Aucun auteur ne nous fait connaître les conditions de ce traité, ni par conséquent les bases du partage de l’Afrique entre l’Empereur et Geiserich ;les seules conditions connues sont le paiement d’un tribut annuel aux Romains et la remise de Hunérich, fils de Geiserich, en otage 3 avec le serment de ne pas franchir la partie de l’Afrique que le prince vandale possédait et qu’on lui abandonnait 4. « Les hommes supérieurs sont patients quand ils veulent atteindre un but; Geiserich ne négligea aucun des devoirs d'un vassal iidèle ; les relations de confiance mutuelle s’établirent entre lui et la cour de Rome, relations tellement confiantes, que l’Empereur se fit scrupule de garder en otage et ne tarda pas à renvoyer Hunéric à son père. On goûtait le bonheur de cette quiétude quand tout à coup, sans déclaration d’aucune espèce, le roi vandale marcha sur Carthage, s’en empara le 19 octobre 439 5, et

quittèrent la ville qui fut incendiée par les Vandales. Possidius, op. cil., 28.

1. Marcus, op. cil., p. Fit), s’ingénie à démontrer que le traité fut conclu en 5.12 et non en 435. Cf. Haussleiter, Lcben uml ll'erke des Riscliofs Primasius von Hadrumelum. Programme des Studienanstalt zu Erlangen, 1886-87, p. 5. C'est probablement ce Trigetius qui avait négocié avec Attila en 432, peut-être est-il le cornes rei privatae du Code Tlwod., XI, xx, 4, aun. 423.

2. Prosper, Clironicon (édit. Labra', i. I, p. 51, Pax facta cumï'andalis data eis ad habilandum Africae porlione. Cf. Sybel, Enlstehunq des deulsclien Kônigtums, p. 265,269; Halban, Das rbmische Iteclit in den (icrmanisclien VôlkerslacUen, in-8°, Breslau, 1899, t. 1, p. 65, 162; Holder-Egger, dans Ncues Arcliiv, t. I, p. 38; Mommsen, dans Hermès, t. XXIV, p. 220.

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