Ibid., U'4, bli
au sud-ouest : une vingtaine d'Eglises dans la banlieue de la capitale, dans la vallée inférieure de la Medjerda ou de ses affluents, ou dans la Numidie proconsulaire. Loin de Carthage ou de la côte, les églises se font plus rares. On n'en rencontre qu'un petit nombre sur les plateaux de Byzacène et trois seulement dans le bassin des chotts tunisiens. En Numidie, on constate la présence d'un groupe d'évêchés autour de Cirta. Mais le christianisme paraît surtout en progrès dans la Numidie méridionale, sur les plateaux qui dominent l'Aurès : il y a déjà 7 évêchés dans la région de Lambèse et de Théveste, et même une Eglise s'est fondée au sud de l'Aurès, en plein désert. Des statistiques résumées plus haut il semble résulter que l'évangélisation de l'Afrique romaine se faisait autour de Carthage, soit par la côte, soit par la vallée de la Medjerda et ses affluents, surtout le long de la voie militaire qui reliait Carthage à Tliéveste et à Lambèse '. »
Dès le début du iii^ siècle, nous entrevoyons l'existence de chrétiens en Maurétanie ^ ; ils avaient dû se développer beaucoup puisqu'à l'époque où nous sommes arrivés, nous y constatons la présence de communautés complètement organisées ^, dont les évêques assistent au concile de Carthage, en 256 '\ Césarée de Maurétanie paraît posséder son cimetière chrétien dès le temps de Septime-Sévère ^ ; à Tipasa,