‹ L'Afrique chrétienneChapitre 106 sur 280 · Senlentiae episcoporum de haeret. bapliz., prôoem · texte numérisé non relu

Senlentiae episcoporum de haeret. bapliz., prôoem

(\. Ibid. L'un d'eux était Quintus, cf. S. Cyprien, Epist. 71, 72, et ce Jubianus auquel est adressée une lettre, cf. Epist. 72, paraît être Mauretanien, puisque son éloignement de Carthage lui interdit de s'y rendre en 256. Cf. Sentent, episc, prooem.

5. C. I. L., n. 9585, 9586. La même ville a fourni des épitaphes portant

on rencontre une inscription chrétienne datée de Tannée 238 ^ et on a trouvé dans la chapelle funéraire d'Alexandre une sorte d'estrade disposée au fond de l'église, à laquelle on montait par deux petits escaliers. Elle est en majeure partie constituée par neuf sarcophages en pierre dans lesquels, à ce que nous apprend la grande inscription commémorative tracée sur la mosaïque du vaisseau central, se trouvaient les restes des « jiisti priores » : selon une remarque de M'" Duchesne, les justes dont il est ici question étaient peut-être d'anciens évoques de Tipasa^. Leur successeur Alexandre ayant occupé le siège de Tipasa vers la fin du iv^ ou le commencement du v^ siècle, ceci reporte l'établissement d'une communauté organisée à Tipasa à une date assez lointaine.

Pendant toute cette période, embryonnaire somme toute, de l'histoire de l'Église d'Afrique, on n'aperçoit distinctement aucun des groupements futurs qui formeront les provinces ecclésiastiques. La métropole unique est Carthage, et les primaties provinciales ne sont pas encore bien dessinées ^. On voit cependant

le symbole de l'ancre ; ce qui semble indiquer le iii« siècle. Cf. P. Gauckler, Musée de Cliercliel, in-^i", Paris, 1895, p. 36. La liste épiscopale connue de cette ville ne remonte pas avant Constantin, cf. Mansi, Concil. ampliss. coll., t. 11, col. ^i77.

1. S. GSELL, Tipasa, dans Mélançj. cVarch. et d'hist., IBM, t. XIV, p. 313; cf. A. Bkrbrugger, dans la Revue Africaine, 1867, t. XI, p. ^87; C. J.L., n. 9289; addenda, p. 974; supplém., n. 20856; L. DlCHESXE, dans les Précis historiques, 1890, p. 523-531, et dans les Comptes rendus de l'Acod. des inscr., 1890, p. 116; De Rossi, Bull, di arch. crist., 1873, p. 72- 150: P. Monceaux, op. cit., t. II, p. 121, note 3.

2. C. I. L., n. 20903; L. Duchesne, loc. ci'., 1890, p. 116; S. Gsell, Les monuments antiques de l'Alqérie, in-8°, Paris, 1902, t. 11, p. 335.

3. 11 ne faut pas, croyons-nous, arguer de la présence des cvèques des provinces de Proconsulaire, Numidie et Maurétanie au concile de 256, car ils se retrouveront à des conciles postérieurs de Carthage, alors que les groupements provinciaux seront définitivement établis, par exemple en 419.

un premier essai de groupement de la part des évêques de Numidie autour de l'évêque Januarius, de Lambèse \ et il paraît probable que ce fait a dû tenir à diverses causes. Le mérite personnel de Januarius, peut-être ; la situation prépondérante de sa ville épiscopale, capitale politique de la province ; la tendance constante des Africains au fractionnement. Jamais cependant aucun de ces groupements futurs ne balancera l'autorité du métropolitain de Cartilage dont l'Eglise grandissait en importance de jour en jour. Elle se trouvait, vers l'an 250, établie sur un pied analogue à celle de Rome. Au point de vue de l'organisation hiérarchique, elle semble n'avoir rien à envier à la mère des Eglises. L'organisme est complet et fonctionne très régulièrement, ainsi qu'en témoigne la correspondance de saint Cyprien. Outre les ordres majeurs, nous y trouvons tous les ordres mineurs ^, sauf celui de portier^ qui a pu exister néanmoins, et les laïques semblent être, eux aussi,

organises

La persécution provoquée par l'édit de l'empereur Dèce se rapporte au début de l'année 250*. Nous

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