Ibid
tion de ces offrandes. La troisième réponse est de Félix (il y avait aux mines deux évêques de ce nom), Jader, Polianus, tant en leur nom qu'au nom des prêtres « et de tous ceux qui sont avec eux dans la mine de Sigus ^ » : comme les précédents, ils accusent réception des lettres et de l'offrande qu'ils ont reçues du sous-diacre Ilerennianus et de leurs frères Lucain et Maxime^. Le troisième acolythe Amantius n'est pas nommé ; il paraît qu'il n'avait pas suivi ses collègues jusqu'à Sigus. Les trois réponses portent de la manière la plus complète le cachet d'actes émanant d'individus qui agissent isolément, qui sont éloignés les uns des autres, qui ignorent les réponses faites par leurs coreligionnaires : leur analyse prouve donc l'existence d'au moins trois mines ^ entre lesquelles les martyrs étaient distribués. L'absence d'Amantius aux mines de Sigus fait supposer que ce point avait été le terme de l'itinéraire suivi par les courageux consolateurs des condamnés. Nous supposons qu'ils s'étaient rendus d'abord à des mines à l'est de Bagaï (= Bar ai) ^ ensuite aux mines de cuivre au pied du Djebel-Sidi-RgheïSy et, en dernier lieu, aux mines de Rgheïs. Celles-ci sont nommées dans la source où nous avons puisé ces détails ; il n'y a donc pas d'incertitude quant à elles.
Quelle était la nature des mines de Sigas? Le texte ne le dit pas. Quelques auteurs ont cru pouvoir conclure d'un passage de saint Cyprien ainsi conçu : « Quelle merveille y a-t-il qu'étant, comme vous êtes, des vases d'or et d'argent, on vous ait envoyés aux mines, c'est-à-dire au lieu qui recèle l'or et l'ar-