Ibid
2. Cf. P. Monceaux, op. cit., t. Il, p. 165 sq. pour la critique et H. LECLERCQ,Z-e deuxième siècle, Dioctétien, p. 133 sq. pour la traduction et la bibliographie.
3. P. Monceaux, op. cit., t. II, p. 153 sq.; H. Leclercq, op. cit.
celle de Marien fut tombée, sa mère, Marie, qui Tavait accompagné au lieu du supplice, s'approcha et s'agenouilla ; elle prit le tronc mutilé et la tête livide et, remerciant Dieu de lui avoir donné pour fils un martyr, elle les baisa*.
Après la mort de saint Cyprien, le grand silence qui avait enveloppé l'Église d'Afrique pendant la période qui précède son épiscopat s'étend de nouveau sur elle jusqu'à la fin du iii^ siècle (260-303). 11 semble assuré que le successeur de l'évêque de Cartilage fut Lucianus; on ne sait rien de plus^.
L'hostilité que de très bonne heure on constate sur presque tous les points du monde romain entre Juifs et chrétiens^ se retrouve en Afrique ' où les Juifs, nous l'avons vu, sont très nombreux dès le ii® siècle de notre ère et leur propagande assez active pour attirer l'attention de Tertullien, qui se moque des païens judaïsants lesquels « consacrent le jour de Saturne au repos et à la bonne chère, s'écartant eux-mêmes de la coutume juive qu'ils ignorent^ ». Le judaïsme doit avoir connu en Afrique une période de prosé-