‹ L'Afrique chrétienneChapitre 165 sur 280 · S. GSELL, Recherches archéologiques, pi. V, p · texte numérisé non relu

S. GSELL, Recherches archéologiques, pi. V, p

7. « C'est une memoria en l'honneur d'un saint Julien, écrit M^' Duchesne, exécutée aux frais d'un diacre appelé Bicemalos. Ces monuments en l'honneur des saints sont extrêmement communs en Afrique, et notamment dans la région numide, à laquelle se rattache géographiquement la partie occidentale de la Byzacène, d'oii provient la memoria qui nous occupe. Le diacre Bicemalos (le nom semble être Vincomalus estropié) appartenait peut-être à l'Église de Thélepte; on en jugerait plus sûrement si l'on était mieux édifié sur l'emplacement du monument. Le saint auquel celui-ci est consacré doit être le grand saint Julien d'Antioche, dont le culte, opposé par l'autorité ecclésiastique à celui du temple de

près d'Aïn-el-Bab : mensa de.... Félix ^ ; à Henschir

Falloux, memoria Juliann^\ à Guelma : la

Masse blanche, saint Isidore, les trois enfants, saint Martin , saint Romain ^ ; à Mediûna , memoria de Rogatus, Malentus, Nasseus, Maxima^; à Tixter, mensa de Datien, Donatien, Cyprien, Nemesien ^ à Kherbet-el-Ma-el-Abiod, memoria des saints Lau rent, Hippolyte, Eufémie, Mennas ^ ; à Aïn-Zarira Pierre, Paul, Laurent, Syxte, Hippolyte, Gargilius^ à Guelma : saint Pierre, les saints Félix et Vincent^ à Sétif : memoria de.... ^; à Rouffach : les martyrs de Milève '^

Nous pourrions étendre beaucoup cette liste par le dépouillement des épîtres de saint Cyprien, des écrits ayant rapport aux polémiques du donatisme, des ouvrages de Victor de Vite et, en général, de toutes les pièces composant la littérature de l'Eglise d'A-

Daphné, parvint très vite à un éclat extraordinaire. Il y a bien des martyrs du nom de Julien dans diverses listes de martyrs africains ; un, en particulier, figure au nombre des compagnons des saints Montanus et Lucius exécutés à Carthage en 259 ou 260. Mais aucun des saints Julien d'Afrique n'a été, que je sache, l'objet d'un culte spécial, à l'état isolé, en dehors du groupe auquel il appartient. Du reste, le monument offre des traits paléographiques de la période byzantine et il est tout naturel qu'il se ressente de la dévotion aux saints d'Orient. » L. Duchesne ap. R. Gagnât, dans le Bull, du Comité, 1889, p. 136, n. U.

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