Grégoire de Tours, VUœ Patrum, c. xviii, U
U. C. I. £., n. 5352. S. Gsell, Les monum. antiq. de l'Algérie, t. II, p. 364. Cf. Procope, De bello vandalico, II, xix ; Io>vd|i,wv... ttoXiv ÉxàffTriv TrepieêaXXe Tetxs'- L. Rémer avait, par erreur, considéré Posticius comme un martyr; c'est simplement un nominatif pour l'accueatif : posticium = TcapàOupa, ou posterula, comme on disait à Rome pendant la décadence. Cf. l'inscription d'Aubuzza, C. I, L., n. 16396.
porte qui s'ouvrait auprès des thermes romains. L'inscription remonte à Tannée 539 ^ .
Une coutume répandue dans toute l'Afrique, répond à une préoccupation analogue. Bien des fidèles, avant qu'ils fussent complètement familiarisés avec la religion nouvelle, continuèrent à croire pendant plusieurs siècles que la résurrection du corps des élus était subordonnée à la conservation intacte de leur cadavre. De là était sortie une législation fort originale et fort sévère destinée à sauvegarder les tombeaux de toute violation. Mais comme les malfaiteurs pouvaient échapper à la police, les fidèles éprouvaient le besoin de renforcer la défense soit en prodiguant l'anathème, soit en faisant rejaillir sur leurs restes l'immunité qui protégeait les tombeaux des martyrs ^. La dévotion et l'intérêt contribuèrent à donner à cette coutume une grande extension. Dès le temps des persécutions, la pensée de l'ensevelissement auprès des saints commence à se faire jour. Une nécropole chrétienne se forma dans un faubourg de Carthage, au bord de la route de Mappala, autour de la tombe de saint Cyprien ^ ; ce fait n'est pas isolé et c'est l'Afrique qui nous fournit dans une