C. I. 1., n. 11126, cf
pace et in paradissu '. Ce qui est définitif, c'est Fépitaphe d'une enfant de dix-huit mois qui a vécu en paix et qui est morte en paix : ^
t REPARATA FIAELIS VIXIT IN PACE ANNVM VNVM MENSES VI 5 AIES Xllll
QVIEBIT IN PACE SVB AIE QVINTV lAVS FEBRVARIAS INAICTIONEQVAR 10 TA AECIMA
Reparata, fidelis, vixit in pace, annum unum, merises VI, dies XIII, quie[i>]it in pace sub die quintu idus februarias indictione quarta décima.
Lorsqu'il s'applique à la vie posthume du défunt, in pace a une valeur certaine ; c'est la possession du bonheur éternel : m Christo ^ :
BONE ME MoRIE FA/ LINE BIXIT MEN-III DO 5 R IN PACE IN CHRISTO
Bon{a)e memori{a)e Paulin{ae) [v^xit men[ses) III; dor- {m it) in pace [et ?] in , Ch risto .
1. C. I. L., n. 13603. Peut-être faut-il voir une opposition d'idées dan» la formule : in pace et irene. C. I. L., n. 1091.
2. C. I. £., n. 526^. Nous pourrions citer encore des formules comme celles-ci : in pace (chrismon) vixit, n. 11099; dormit in pa- (chrismon) ce aw; R. Gagnât, ///« Rapport, p. 115, n. 9.
LE DONATISME. 357
Quant à savoir si cette formule a été réservée aux seuls catholiques nous n'en trouvons aucune attestation chez les Pères comme pour ce qui concerne le Deo gratias, mais il ne nous paraît pas possible d'en douter néanmoins lorsque nous lisons cette formule : precessit nos in pace, sur l'épitaphe de l'évêque catholique d'Orléansville, Reparatus (-{- 475)^, et sur la memoria d'un groupe de martyrs de la même ville ^. Nous terminerons ces remarques par une dernière citation qui ne laisse pas de doute sur le sens d'orthodoxie et d'union à l'Église romaine qu'on attachait à in pace ^ :
I N PACE E T CO N CORD I A DECESSIT 5 MARCELVS R-H- B- In pace et corcordia decessit Marcelus. R{equiescit) h{ic) b{ene).
Peut-on avancer que l'absence des mots in pace ou fldelis sur une tombe soit la marque des dissidents? On peut dire à tout le moins que c'est un indice d'une importance assurée. On pourrait voir la confirmation de ce que nous avançons dans ce fait que les épitaphes d'hérétiques avérés que nous possédons n'ont pas les formules in pace ^ ou fidelis ^, et l'une d'elles porte, au lieu du requient in pace typique des or-