S. GSELL, dans le Bull, du Comité, 1896, p. 194, n.lIO
LE DONATISME. 361
Nous ne croyons pas dépasser les bornes de l'interprétation en voyant ici une allusion au réconfort et à la grâce que l'Eucharistie, /><2/2ïs Christi^ distribuée par l'évêque, pater ^ , procure à l'âme à qui elle devient un gage de persévérance finale.
Peut-être l'inscription suivante était-elle dirigée contre la doctrine arienne ^ :
SPES IN DÔ ET CHRISTO ElM
Africa sanctorum corporihus plena est^ écrit saint Augustin ^. Beaucoup de noms parmi ceux qui furent illustres alors ont dû périr, car nous voyons que les Martyrologes n'ont pas recueilli certains noms que l'épigraphie est seule à nous faire connaître '*. Mais ici la distinction entre hérétiques et orthodoxes devient extrêmement délicate. Saint Optât nous apprend qu'il était facile de compter les fanatiques appartenant à la secte des Girconcellions « par les autels et les inscriptions qui marquent leurs sépultures ^ ». Aujourd'hui la distinction ne présente plus les mêmes facilités, et nous savons cependant l'étendue que prit le mal, à un moment donné ^. Les Girconcellions se disaient que les martyrs ayant péri de
1. Même emploi de pater, pour désigner l'évêque C. I. L., n. 9709, 19913, et R. Gagnât, dans le Bull, du Comité, 1895, p. 328.
2. Piper, Drei altchristliche Inschriften mit EIVS Kristliscli siclier gestellt gegeniiber Beinesius und Mommsen, dans Zeitsclirift fur KircheiKjeschichte, t. XII, p. 67 sq.,n. 1.