SOLA IN TERRIS
10 OMNIBVS VNO
EODEMQ . IN DIE
VITAM ADEP
TA FVNCTA
QV EST
Lign. 2 : \TW\^Ci mm [/]iT/](m); — lign. 3 : Paulina v{ixit) a{nnos); lign. 4 : XXIV. H{ic) s{ita) e[St).. ; — lign. 7 : [coniugi?] ka; — lign. 8 : rissimae fec{it); — lign. 9sq. : Sola in terris omnibus nno eodemqu[e) in die vitam adepta functaqu{e) est.
Cette épitaphe est classée parmi les tituli païens par les collecteurs dn C. I. L., mais nous gardons des doutes sérieux à son sujet. L'emploi des sigles d m s et h s e n'entraîne pas l'exclusion du christianisme chez ceux qui en font usage K La formule finale nous semble devoir être expliquée à la défunte Paulina qui mourut le jour même de son baptême.
Une petite tablette de marbre de Tipasa appartient au iii^ siècle par sa paléographie; son origine chrétienne n'est pas douteuse ; mais supposons qu'une fracture eût isolé le texte des symboles, on n'hésiterait pas à soutenir l'origine païenne de Magna Crescentina ^ :
1. H. Leglercq, Abréviations, dans F. Cabrol, Dict. da- clirét., 1. 1, col. 165 sq. ; ajouter à la bibliographie que nous avons donnée : G. Grae- VEN, Die Siglen D M auf altchrisl lie lien Grabschriften und itire Bedeutung, in-S", Erlangen, 1897, 158 pp. Pour H. S. E. voir un exemple de R. GAGNAT, dans les Arcliiv. des miss, scient. (1882), p. 106, n. 126; C. I, L., n. 55, 78, 4762 ; P. Gauckler. dans le Bull, du Comité (1897), p. 393, n. 102.
2. S. GSELL, dans les Mélang. d'archéol. et d'tiist. (189i), p. UOl.
MACN lA CRESC ENTINA
Parfois c'est l'emplacement où l'inscription a été découverte qui marque son caractère. Au cap Matifou (ancienne Husf/uniœ), on trouva une petite mosaïque ainsi libellée • :
MEM» PATRICIAE FILIAE DOMNI GL* MAURICr MG • MIL
Mem[oria) Patriciae, fîliae domni gl[oriosi1) Maurici m[a)g{istri) mil{itum). La mosaïque fut trouvée dans l'ancienne basilique qui renfermait aussi les tombes du père et de la sœur de la défunte^ celle-ci tout à fait explicite ^.
Certaines formules très concises ne présenteraient rien de particulier au type chrétien si la paléographie, en déterminant la date tardive de leur gravure, ne leur assignait une origine chrétienne. Une pierre d'Orléansville porte cette inscription 3 :
1. HÉRON DE ViLLEFossE, daiis \t% Comptes reticlui àl'Acad. des inscript. (1900, séance du 9 février) ; H. Chardon, dans le Bull, du Comité (1900), p. 11x6.
2. Epitaphe de Mauricius, cf. Héron de Villefosse, loc. cit.;U. Chardon, loc. cit., p. 1^^, pi. V; epitaphe de ConslanUna, sœur de Patricia, loc. cit. Celte dernière epitaphe nous apprend que la basilique avait été restaurée par Mauricius. Cf. S. Gsell, Monum. Atiliq., t. Il, p. 222, n. 79; Grandidier, Une basilique chrétienne à Busguniae, in-S", Alger, 1900, 46 pp. A la catégorie des inscriptions identifiées grâce au lieu de leur trouvaille, on peut ajouter celle de Marinus sacerdos, à Orléansville, C. I. L., n. 9711.
3. Le Moniteur algérien, U oct. 1843; Bévue africaine, t. I, p. 450; L'Aklibar, 19 oct. 1843; PoyTiïiK,Souvenii^s de l'Algérie, in-8°, Paris, 1850, p. 70 ;C. /. L., n. 9704. S. Gsell, dans les Mélang. darclu et cl'hist. (1901).