L. DucHESXE, o/>. cil., p
2. s. Augustin, De doctrina christiana, IIÏ, c. 20. Cf. F. C. Burkitt, Tychonius, neivly edited from the mss. ivilh an introduction andanexaminationintotlie Text of tlieBiblical qiiotations, iu-S", Cambridge, 1891.
Nous avons eu l'occasion dans les pages qui précèdent de faire un fréquent usage des textes épigraphiques. En dehors du travail de L. Schwarze nous ne croyons pas que l'on ait aussi largement fait appel, jusqu'ici^ pour l'étude du christianisme africain, à cette catégorie peu connue de documents. L'emploi en est cependant rendu relativement facile grâce au Corpus inscriptiomim latinarum (t. VIII, et Supplementa) ^ ; aussi croyons-nous que ce ne sera pas s'écarter du dessein de notre ouvrage que de frayer quelques directions devant les travailleurs désireux de reprendre certaines questions, mais que les difficultés plus apparentes que réelles des sources épigraphiques détourneraient de s'attarder à l'étude des inscriptions. Il en résulterait une infériorité véritable; le nombre et l'importance des renseignements que nous avons tirés des inscriptions montre qu'il n'est plus permis de les négliger.
Le nombre des inscriptions chrétiennes est très inférieur à celui des inscriptions païennes ; leur intérêt est également moins varié, tant à raison de la discrétion du formulaire chrétien que des circonstances historiques qui obligèrent les fidèles à une grande circonspection. Ceux-ci s'abstin-
1. 111e sera plus encore lorsque sera terminée V Enquête sur Cépiyraphie chrétienne d' Afrique, par M. P. Monceaux, dans la Revue Archéologique, 1903, p. 59 sq., etc.
rent des inscriptions dédicatoires aux dieux et aux empereurs et n'obtinrent la majorité et l'indépendance qu'à une époque où le goût des inscriptions était devenu moins vif; en outre les violences auxquelles les haines religieuses entraînèrent les sectes eurent pour effet la disparition et le sac des églises, cimetières, catacombes. Ce qui a échappé semble peu de chose par rapport à l'expansion du christianisme, mais il n'est pas douteux que parmi les innombrables fragments que l'on rencontre en tous lieux et dont l'identification n'est pas possible, il se trouve des débris de tituli chrétiens. Nous ne nous attarderons pas à cette poussière épigraphique, que Rossi qualifiait de canaglia degli iscrizioni^ et qui défie même la conjecture. Nous pourrions essayer de déterminer leur âge d'après les caractères paléographiques, mais une recherche de cette nature ne doit pas nous retenir ici. En ce qui concerne les inscriptions d'une identification certaine ou probable, nous y remarquerons l'uniformité presque absolue. A très peu d'exceptions près, elles appartiennent au style funéraire ; on compterait facilement pour la période postérieure à la paix de l'Église les inscriptions de style profane, dédicaces, milliaires, etc.
Les épitaphes païennes et les épHaphes chrétiennes. — La plupart des épitaphes chrétiennes sont reconnaissables à quelques formules ou à quelques symboles. Parfois cependant, en l'absence de ces moyens de détermination, le contexte est assez ambigu pour laisser des doutes ou réclamer une démonstration touchant l'origine chrétienne. C'est le cas d'une épitaphe de Henschir-bu-Falia, non loin de Théveste ^
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1. A. Farges, dans les Comptes rendus de l'Acad. d'IIippone (1888), p. XLin ; C. I. L., n. 1667?i.
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