‹ L'Afrique chrétienneChapitre 252 sur 280 · IN PAGE · texte numérisé non relu

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Parmi ces inscriptions de la première époque du christianisme en Afrique, il s'en trouve qui ont gardé l'allure des tituli païens, malgré l'envahissement de la terminologie nouvelle connue dans l'inscription suivante, qui fait allusion au « sommeil » des « frères » 3 ;

IN MEMORIA • EORVM QVORVM CORPORA IN AC CVBITORIO HOC SEPVLTA SVNT ALCIMI CARITATIS IVLIANAE 5 ET ROGATAE MATRI VICTORIS PRESBYTE

RI QVI HVNC LOCVM CVNCTIS FRATRIB • FECI

« A la mémoire de ceux dont les corps ont été ensevelis dans cette sépulture. Alcimus, Caritas, Juliana et Rogata, mère du prêtre Victor, qui a aménagé cet endroit pour tous les frères. »

Ces observations seraient incomplètes si elles laissaient penser que le type simplifié s'est maintenu chez les fidèles sans altérations. Il s'en faut de tout. On se lasse vite de cet anonymat du tombeau et la plupart de nos épitaphes du IV® siècle et des temps postérieurs reviennent sinon à ces formules prolixes qui donnent tant de prix aux tituli païens, du moins à des indications moins brèves. Nous devons en énumérer quelques-unes; elles démontrent la réaction qui se produisit contre les formules dont la mode n'avait régné que peu de temps.

1. C. I. L., n. 13^71. Un type du v® siècle avec formule archaïque dans P. Gauckler, dans le Buil. du Comité, 1901, p. 1^0, n. 67.

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