‹ L'Afrique chrétienneChapitre 270 sur 280 · A. Vercoutre, loc. cit., p. 3^2; C. I. L., n · texte numérisé non relu

A. Vercoutre, loc. cit., p. 3^2; C. I. L., n

h. Cf. p. 267, note k, l'inscription commençant par ces mots : Hic mm scor.,.. C. I. L., n. 8632 et le n. 9714, tracé sur un débris de tuile et conservé au musée d'Alger, n'est pas moins intéressant.

5. C. I. L., n. 5176; De Rossi, Bull, di arch. crist., 1878, p. 20.

Byzacène : u{ic) s{îtus) E{st)y C. I. L., n. 55, 78.

Proconsulaire : HIC s{itu)s e[s] t, C. /. L., n. 4712; DEVS REFRIGEREÏ, n. 8191 < ; HIC lACET, n. 8634, 8636, 8638-8640, 8642, 8648, 8649, 8650, 8653, IN memoria,

n. 9586; memoria , n. 8640, 8641, 8643, 9591, 9714,

9715, 9718, 9731, 9733, 9751, 9752, 9789, 9793, etc.; re- QviEvi(/, resurrectionem) \\ garnis [expectans in somno) Il PACis, n. 9594 2; locvs, n. 9593 3; cvi fi-

LII FECERVNT DOMVM ETERNALE, n. 9869, 9870*; DIS-

CESSlT,n. 9804, 9808, 9810, 9821, 9823, 9866, 9871, 9877,

Nnmidie : BONE MEMORIE, C. L L., n. 10636, 10637, 10638, 10640, 10641; HIC REQVIEBIT, n. 16656, 16657, 16658, 16661, 16662, 16663, 16665 ;^h(/c) s{ita) E{st), n. 16674.

Maurétanie Sitifienne : transmarinus, C. /. L., n. 8638, 8639, 8642, 8648.

Maurétanie Césarienne : CVI FiLii FECERVNT DOMVM ETERNALE, C. L L., n. 9911, 9914, 9920-9923, 9925, 9926, 9928, 9930, 9932, 9934, 9935, 9939, 9940, 9944, 9948-9953, 9956, 9958; OBiTVM fecervnt, Demaeght, Bull. d'Oran, 1892, p. 403, 404.

Les inscriptions métriques. — Les inscriptions métriques sont peu nombreuses et d'un intérêt médiocre dans l'épigraphie chrétienne d'Afrique. La plupart d'entre elles

1. Formule de Rome et de l'Italie centrale : refrigerium, in refrujerio. refrigeret Deiis.

2. Formule du Piémont, cf. Gazzera, Délie iscrizioni cristiane anticlie del Piemonte, in-a°, Torino, 18^49, p. 29-31, ^3, ^5, kl, ^9, 51, 53, 79, 83, 85, 86, 88-90, 138.

3. Formule romaine, au début de l'inscription. Cf. P. Gauckler, dans le Bull, du Comité, 1897, p. 377, n. 58.

'i. Il n'est pas douteux que ces deux tituli se rattachent au groupe des inscriptions de Tlemcen, C. I. L., n. 9911 sq.

ne paraissent pas avoir été composées à l'aide de formulaires; aucune trace, en tout cas, n'en a été encore retrouvée.

Une épigramme de style excellent du iv^' siècle fut consacrée à Sétif à deux martyrs inconnus par deux époux, Colonicus et sa femme. La pierre a été trouvée parmi les débris d'un édifice à peu de distance duquel la présence des tombes et des sarcophages marque l'emplacement de Varea cimétériale de l'Église de Sétif (= Satafis) ^.

Varea de Cherchel (= Césarée de Maurétanie) nous a valu un poème en vers senaires ou iambiques dont nous avons parlé ailleurs (p. 389 note 4) '^, et nous avons rappelé à propos du culte des martyrs (p. 263) l'inscription méde Guelma (= Calama).

L'épitaphe de L. Praecilius Fortunatus ^, de Constantine, et celle de Callistratus de Carthage nous font voir des chrétiens passablement épris du monde et des biens de la trique terre * :

Rure o[pulens caru]sq{ue) suis Callistrat[us ipse]

[In^terpres {voluif\ nominis [es]se sui Qui licetet \cen\su dives mansisset et a[uro].

Invidiae numqua[m fer]vida vêla t[ulit] Fortunatus olim u\t non] sibi vixit, amicis

[Au^xit congest[o p]r[{a)edia 7'ure nova.

Les pavements d'église en mosaïque ont fait connaître quelques compositions métriques. La chapelle funéraire d'Alexandre, à Tipasa, en a donné cinq encore entières. L'épitaphe de l'évéque fondateur n'est pas exempte de réminiscences qui ressemblent à des démarquages *> :

1. De Rossi, dans le BulL di arcli. crist., 1875, p. 171 ; 1876, pi. Ilf, n. 1; cf. p. 59; GOYT, dans le Rec. de la soc. de Const., 1876, p. 3i6; C. I. L., n. 8631.

5. J.-B. Saint-Gérand, dans le Bull, du Comité, 1892, p.^71-/i72 ; S. Gsell, dans les Mél. d'arch. et d'hist., 189^, t. XIY, p. 391; De Rossi, Bull, di arch. crist., 1894, p. 90. L'inscription mesure 5'",50 sur 2'»,60 et se trouve dans la nef majeure du côté de l'abside. Cet Alexandre était inconnu.

ALEXANDER EPISC0PV[5 /JeGIBVS IPSIS ET ALTARIBVS NATVS AETATIBVS HONORIBVSQVE IN AECLESIA CATHOLICA FVNCTVS CASTITATIS CVSTOS KARITATI PACIQVE DICATVS CVIVS DOCTRINA FLORET INNVMERA PLEBS TIPASENSIS 5PAVPERVM AMATOR AELEMOSINAE DEDITVS OMNIS CVI NVMQVAM DEFVERE VNDE OPVS CAELESTE FECISSET HVIVS ANIMA REFRIGERAT CORPVS HIC PAGE QVIESCIT RESVRRECTIONEM EXPECTANS FVTVRAM DEMORTVISPRIMAM CONSORS VT FIAT SANCTIS IN POSSESSIONE REGNI CAELESTIS

On sent dans cette pièce le rythme de l'hexamètre, mais la mesure du vers est rarement observée. Le 2^ vers rappelle la formule classique : omnibus honoribus in patria functus ^ . Les vers 7-9 sont caractéristiques de l'épigraphie et de la liturgie romaines, la mention de la resurrectio prima est particulièrement remarquable à cette époque tardive puisqu'elle nous ramène aux croyances millénaristes alors bien délaissées en Afrique.

Nous avons d'autres exemples plus marqués de l'influence exercée sur la métrique africaine par les modèles romains ; l'inscription dédicatoire de la chapelle d'Alexandre est ainsi libellée - :

HIC VBI TAM CLARIS LAVDANTVR MOENIA TECTIS CVLMINA QVOD NITENT SANCTAQVE ALTARIA CERNIS NON OPVS EST PROCERVM SETTANTI GLORIA FACTI ALEXANDRI RECTORIS OVAT PER SAECVLA NOMEN 5 CVIVS HONORIFICOS FAMA OSTENDENTE LABORES IVSTOS IN PVLCHRAM SEDEM GAVDENT LOCASSE PRIORES QVOS DIVTVRNA QVIES FALLEBAT POSSE VIDER! NVNC LVCE PRAEFVLGENT SVBNIXI ALTARE DECORO COLLECTAMQVE SVAM GAVDENT FLORERE CORONAM

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