De fuga
U. S. Augustin, Senno CCXXV, cf. Sermones CXXV, CCX, CCXLIII, CCLII, CCLIV, CCLV, etc. Epist.XWY]. Les moines eux-mêmes quittent leur solitude pour venir célébrer celte fête, Epist. CCXIY, CCXY.
carême et le temps pascal. Le début du carême est maintenant fixé à quarante jours avant la fête ; on diminue le nombre des jours de pénitence de tous les dimanches qui se rencontrent dans ce temps ^ et auxquels on conserve le caractère de joie. Pendant le courant de la semaine, on se livre au jeûne, à la prière, à la lecture et aux œuvres de charité ^; ces exercices absorbent presque entièrement les journées du vendredi et du samedi saints, consacrés par des cérémonies longues et solennelles^.
Plusieurs fêtes gravitent autour de la fête de Pâques. Ce sont la Pentecôte, pourvue d'une vigile ''* ; l'Ascension qui est fêtée, dit saint Augustin, toto orbe terrarum et qu'il met sur le même rang que les grandes solennités de Pâques, de Pentecôte, de Noël^. D'autres fêtes sont fixes; ce sont : la Noël et l'Epiphanie, bien nettement distinguées l'une de l'autre ^.
Le l*^"" des calendes de janvier, commencement de l'année civile, était consacré par des réjouissances païennes d'un caractère licencieux. L'Eglise institua un jeûne à pareil jour et, dès le iv® siècle, cette pratique de pénitence était répandue in unwersum mundum'^\ elle devait finalement abolir l'usage qu'elle était destinée à combattre.