‹ L'Afrique chrétienneChapitre 47 sur 280 · De jejunio · texte numérisé non relu

De jejunio

rigueur de s'abstenir en ces jours de station de recevoir le corps du Seigneur dans la crainte que les espèces eucharistiques ne rompent le jeûne. Tertullien conseille en pareil cas de réserver l'eucharistie jusqu'à l'heure où le jeûne est terminé ^^. Comme les dimanches, les jours de station eurent leur cérémonial. Ces jours-là, on priait toujours à genoux ^^ et, si la persécution devenait menaçante, on redoublait d'austérités^^. Cette organisation n'est encore qu'embryonnaire, mais tous les linéaments de l'organisme définitif existent et fonctionnent : la passion, la fête de Pâques, le carême, le temps pascal, le dimanche, les jours de station, quelques anniversaires de martyrs et des défunts de la famille, et c'est tout.

Pendant une longue période d'un siècle environ, de 258 à 380, c'est-à-dire de saint Cyprien à saint Augustin, les documents deviennent rares et laconiques. Nous ne pouvons pas suivre le développement régulier des germes que nous avons observés, mais nous pouvons constater l'importance des institutions, nouvelles qui en sont sorties. Tout d'abord, on a maintenu les solennités existantes, on y a même ajouté quelque chose. Pâques conserve ses privilèges ; son caractère festival se caractérise de plus en plus et se fixe dans tous les textes qui lui sont attribués, tels que le psaume : Haec dies qiiam fecit DojninuSj exultemus et laetemur in ea^ et l'acclamation : Alléluia ^ Pâques continue à attirer à elle le

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