F. Ferrère, op. cit., p
que les questions multiples qui s'attachent à ce sujet n'autorisent pas encore un travail définitif ^ .
Les primats provinciaux étaient nommés par les synodes de leurs provinces respectives dont ils faisaient connaître la décision au primat de Cartilage^; leur autorité se réduisait à peu de chose. Ils présidaient le synode provincial, désignaient les délégués au concile de Carthage^, jugeaient les appels des prêtres, diacres et clercs de la province condamnés par leur évêque à moins que les appelants n'eussent préféré s'adresser immédiatement euxmêmes à Cartilage ^ ; enfin ils donnaient à ceux qui allaient en Italie des litterae formatae^ .
Le lien très étroit qui attachait l'Eglise d'Afrique à l'Église de Rome ne faisait de doute pour personne, malgré l'attitude très indépendante — parfois même jusqu'à la résistance ouverte — du clergé africain à l'égard du pape ^. Des textes bien connus
1. Il faudra tenir compte de quelques identifications heureuses de A. TouLOTTE, Géographie de V Afrique chrétienne, Numidie, p. 151, en ce qui a trait aux Gubzatenses. Une observation de M. F. Ferrère, op. cit., p. li, domine les recherches à faire. « Il est probable que les listes d'évêchés ont été grossies... On verra qu'il n'y avait pas tout à fait, en Afrique, 500 évêchés. Ce qui explique l'exagération des chiffres donnés par Ellies Dupin et par Morcelli, c'est qu'ils ont dressé leurs listes en relevant tous les noms d'évêques cités dans les monuments de l'histoire ecclésiastique africaine. Or, beaucoup d'évêchés n'ont pas existé simultanément; beaucoup d'autres n'ont pas eu une place déterminée et fixe, quand un disparaissait, un autre était constitué ailleurs. »