‹ L'Afrique chrétienneChapitre 69 sur 280 · S. AUGUSTIN, Epist. CVIII, 14; CCIX, 3; Sermo CLXVII · texte numérisé non relu

S. AUGUSTIN, Epist. CVIII, 14; CCIX, 3; Sermo CLXVII

jeune ^ et Procope ^ mentionnent encore son existence ^. Parmi les derniers et les plus célèbres partisans de la langue punique, il faut mentionner les Circoncellions ^.

L'idiome libyque ou berbère ^ est presque totalement ignoré des écrivains de l'Afrique, à l'exception de saint Augustin qui en dit quelques mots et traite cette langue comme un idiome à Fusage des tribus barbares. Dès le règne de Massinissa, le libyque avait vu consommer sa déchéance au profit du punique. Les progrès du punique en Numidie n'y effacèrent cependant pas le souvenir du libyque dont on a retrouvé autour de Cirta un grand nombre de fragments épigraphiques. D'autres ont été relevés dans la vallée de la Chefïia, à quelques lieues d'Hippone. « A partir de Massinissa, beaucoup de Numides parlèrent à la fois le libyque et le punique, comme leurs descendants usent de l'arabe et du berbère, puis le latin vint par-dessus, comme aujourd'hui le français, et il eut sa place entre les deux autres langues, sans les faire tout à fait oublier ^. »

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