réis, tandis que le taux ofiieiel est toujours de
4.500 réis. Malgré cette diversité considérable de monnaies, il y a très peu de numéraire et, somme toute, on ne voit que du cuivre. A Beira, pas de roupies, pas de piastres, seulement de l'or anglais et de la monnaie portugaise; à Chinde, comme à Inhambane, les roupies non poinçonnées sont acceptées par les Anglais pour 400 réis, taux qu’ils ont donné à la roupie dans leurs possessions de l’Afrique centrale. Les monnaies employées à Quilimane sont les mêmes qu’à Inhambane, la roupie non poinçonnée, acceptée par le gouvernement pour 380 réis, est prise dans le commerce entre 380 et 420 réis. A Parapate, Mozambique et à Ibo, on emploie à peu près les mêmes monnaies qu’à Quilimane; on a frappé l’argent d’un droit d’entrée de 10 p. 100, de façon à empêcher la fraude
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exercée en grande échelle sur les roupies. Les Hindous faisaient venir des roupies en grandes quantités et une fois dans le pays, les poinçonnaient et leur donnaient ainsi une valeur officielle supérieure de 10 p. 100 à leur valeur véritable.
En dehors de ce chaos épouvantable, les commerçants doivent encore compter sur le change qui varie tous les jours et est différent pour Bombay, pour Paris et pour Lisbonne. On conçoit donc facilement la difficulté d’opérer des taxations. Avant de traiter une affaire, il faut se livrer à une série de calculs pour le change, pour la valeur à donner aux roupies, au papier, aux piastres, etc., etc. Grâce à leur habileté consommée de calcul, les Hindous font toujours des opérations beaucoup plus avantageuses que les Européens. On cite de nombreuses maisons hindoues qui ne s’occupent absolument que de tripoter les roupies et lorsque l’on entre dans l’intérieur d’un magasin de ce genre, on voit plusieurs individus uniquement occupés toute la journée à compter et à empiler des roupies dans de grandes caisses.