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DOUANES

La question des douanes est aussi une cause importante de la réduction des affaires. Il y a dans le Mozambique quatre tarifs de douanes différents : Lorenzo Marques, Beira, Ibo, Inhambane. Nous avons vu dans des tableaux spéciaux les droits d’importation et d’exportation pour Lorenzo Marques et pour Beira. Le tarif de Ibo est ad valorem entre 5 et 10 p. 100, à part quelques articles comme les liquides et les cotonnades. Quilimane, Inhambane et Mozambique ont le même tarif

PROVINCE DE MOZAMBIQUE

calculé ad valorem et au poids. Les articles de provenance portugaise sont toujours favorisés de 90 p. 100 sur le tarif ordinaire. Lorsque les droits d’entrée sont susceptibles d’être appliqués à des marchandises dont la valeur dépasse 5.000 francs, les négociants ont la faculté d’obtenir du gouvernement de ne payer les droits qu’en trois périodes : 1/3 au comptant, 1/3 à un mois et demi et 1/3 à trois mois. Ils créent, à cet effet, des traites qui sont garanties par deux fazadores.

Bons de store. — Il y a des bons de store dans toutes les douanes; on paye 20 réis par mois pour 100 kilogrammes. Il serait à souhaiter que le gouvernement portugais, dans l’intérêt des affaires, régularise d’une façon officielle et durable les monnaies en usage dans le Mozambique et les douanes. Pour ces dernières la ediose serait facile. Les droits de transit restent toujours fixés à 3 p. 100 pour les articles destinés au Transvaal ou à la Ghartered C° et les articles destinés à la consommation intérieure, seraient ainsi taxés uniformément dans les différentes villes. Seulement le Mozambique, connue les colonies françaises, dépend de la métropole et des changements de ministères aussi fréquents au Portugal qu’en France. Lorsqu’un gouverneur portugais est nommé, son premier soin est de tout bouleverser avant de commencer une unification quelconque et, une fois que celle-ci est en préparation, le gouverneur est presque toujours déplacé.

COLONISATION, CONCESSIONS, PRAZ0S

Les Portugais, dans le but de développer la colonisation du Mozambique, ont créé une organisation spé-

ciale , très intéressante à étudier et qui pourra être consultée avec fruit par le gouvernement français pour ses colonies. Le colon désireux de s’établir au Mozambique, peut obtenir, à très peu de frais, des concessions importantes de territoires considérables sous le nom de prazos. Les petites concessions, jusqu’à

1 .000 hectares, s’obtiennent facilement aux conditions suivantes : le colon paye au gouvernement lOréis par hectare et par an. Par contre, il est obligé de mettre en exploitation un tiers de la concession dans l'espace de cinq années. Une fois qu’il a rempli la première partie de son engagement, il peut racheter cette concession au gouvernement et devient propriétaire du sol moyennant vingt fois le prix de la rente ; c’est-à-dire, qu’un colon voulant acquérir une propriété de 1.000 hectares, paiera au gouvernement une somme de

200.000 réis, soit environ 1.200 francs. Ces petites concessions sont prises sur le territoire appartenant au gouvernement et aussi sur des prazos particuliers.

PRAZOS

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