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PRINCIPALES RECETTES

Les principales recettes, comme le tableau cijoint l’indique, sont :

Les douanes, qui augmentent chaque année et qui, avec l’importance de plus en plus grande du commerce de la Chartered Company, verront également leur chiffre doubler d’ici peu.

L’impôt de la paillhote , c’est-à-dire un impôt sur chaque huile desCafres, a augmenté de 28G.000 francs on 1890, grâce à l’anéantissement du roi Gungunhana.

Les concessions de terrains, dont le chiffre a presque doublé en 1890, auraient été encore plus importantes si la Compagnie, par mesure de prévoyance, n’avait pas réservé pour sa propre exploitation des lots dans les points les plus importants et n’avait réduit la la surface des concessions accordées.

Concessions minières. — L’année 1890 a montré dans ce chapitre une augmentation de 14 millions de rois sur l’année 1895, bien que les circonstances aient été loin d’être favorables aux exploitations minières à cause de la baisse considérable du marché Sudafricain qui a paralysé pour de longs mois toute affaire nouvelle et empêché de nouveaux capitaux de se porter dans les champs d’or de la Manica, et beaucoup aussi à cause de l’épizootie qui décima en peu de temps tout le bétail, coupant ainsi tous les moyens de communications.

Impôt du mussoco. — L’impôt de mussoco ou impôt personnel sur chaque noir a été le seul impôt pré-

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sentant une diminution sur l’année 1895. Cela est dù, paraît-il, à ce que l’on n’a pas fait figurer dans ce rendement l'impôt des prazzos de Gorogosa et de Chupanga qui a été recouvré directement par les Compagnies fermières de ces prazzos.

Recette des ports. — L’augmentation des recettes du port de Beira a été de 6 millions de réis sur l’année 1895 (voir chapitre spécial concernant Beira).

En résumé, l’année financière de 1896 se soldait par un bénéfice de 759.151 francs qui aurait permis la distribution de dividendes au nombre d’actions émises. Par mesure de prudence, le conseil d’administration a obtenu des actionnaires que la totalité des bénéfices fut reportée à un compte spécial et destinée à faire face à l’augmentation considérable d’affaires de la Compagnie.

Nous croyons personnellement que cette Compagnie est appelée à donner de bons résultats. Par la richesse et l’étendue de son territoire, propre à toutes les exploitations, elle présente un champ de premier ordre aux colonisateurs et agriculteurs. Par contre, nous croyons que la valeur des champs aurifères de Manica et Sofala a été fortement exagérée, et nous estimons qu’il y aura de grands mécomptes à attendre de ce côté.

Ces derniers temps, il a été fortement question d’amalgamer en une seule société la Compagnie du Mozambique et la Compagnie du Zambèze, qui possède, comme on le sait, des territoires immenses, allant de la rivière Ruenya jusqu’à Zumbo, jusqu’à l’est du Nyassa Land, et jusqu’au sud de la rivière Lukugu. Les négociations relatives à P acquisition

PROVINCE DE MOZAMBIQUE

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de l’actif et du passif de la Compagnie du Zambèze par la Compagnie du Mozambique sont, paraît-il, terminées, et cette vaste opération ne dépend plus que de la décision du gouvernement portugais.

TABLEAU DES RECETTES ET DES DÉPENSES DANS LES TROIS DERNIÈRES ANNÉES (par millions de réis).

Recettes

Service postal

Douanes

Ports

Contributions foncières. . .

Impôts de la paillhotc. . . .

Impôt du mussoco

Service de santé

Amendes

Impôt du timbre

Taxe et licences minières. .

Licences

Concessions de terrains . .

Recettes diverses

Total ....

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