‹ L'Afrique du SudChapitre 4 sur 234 · CHAMBRE · texte numérisé non relu

CHAMBRE

Paris , le 12 décembre 1897.

3CIANTS-C0.MMISSI0IAIRES

et i»o

OMMERCE EXTÉRIEUR

>, «le 1‘ai'adiM, IM

Monsieur GEORGES AUBERT

Négociant-Commissionnaire, à Paris.

En demandant an président de la Chambre des négociants commissionnaires et du commerce extérieur une préface pour l’ Afrique du Sud, vous me faites un grand honneur, mais laissez-moi vous dire, mon cher collègue, que cette préface est bien inutile, car votre travail se x'ecommande de lui-même à l’attention du monde industriel et commercial par des qualités remarquables, son sens pratique et la nouveauté de sa conception. On sent en lisant votre livre, qu’il est l’œuvre d’un véritable négociant qui parle de choses vues et vécues.

Répandre l'idée qu’il faut aller de l’avant, créer partout des comptoirs, chercher de nouvelles relations et de nouveaux débouchés au commerce français est une chose utile et, pour cette cause, votre travail si consciencieux, mérite tous les encouragements.

Fondateur d’une importante maison de commerce au

LETT RE-P RÉFACE

Transvaal, vous n’avez cependant pas voulu conserver pour vous seul des renseignements précis et complets susceptibles d’intéresser et d’éclairer nos compatriotes; et vous les avez publiés, sans craindre que des concurrents ne profitent des facilités que vous leur donnez, en aplanissant dans beaucoup de cas les difficultés inhérentes à toute nouvelle entreprise.

Il serait à souhaiter, que, pour tous les pays avec lesquels la France est appelée à faire des affaires, il existât des ouvrages du même genre où se trouveraient réunis et coordonnés, comme dans le vôtre, les renseignements primordiaux qui serviraient de pivot aux rapports de nos consuls, rapports qui deviendraient d'autant plus intéressants que ceux qui voudraient les consulter, posséderaient déjà, de chaque pays, une idée plus exacte que celle qu’il est possible de se former par la seule lecture des ouvrages géographiques, annuaires ou dictionnaires forcément trop résumés.

Il serait à souhaiter aussi que, pour chacune de nos colonies nouvelles, encore si peu connues, pour ne pas dire peu appréciées, il existât un document semblable, permettant une première étude que faciliteraient les indications complémentaires fournies par des bureaux spéciaux d’informations.

Vous avez pu entendre tout récemment la protestation qu’a soulevée la suppression, par retrait de subvention, d’un bureau spécial d’informations pour l’Algérie. Cette suppression a été regrettée; elle a fait constater l’utilité de ces bureaux qui, espérons-le, seront réinstallés et rendront autant de services que le seul existant encore et dépendant de l’Union coloniale française, celui de la Tunisie.

Page 1