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Sur tous les tons ol à satiété on propage les légendes les plus dangereuses au point de vue de notre réputation commerciale; on dit et l’on répète que nous ne sommes pas voyageurs, que nous ne voulons pas nous renseigner sur les articles qui conviennent à la consommation étrangère, etc., etc. Et qui dit cela? Des gens qui n’ont jamais t'ait aucun commerce ni dirigé aucune industrie, et qui répètent ces racontars parce qu’ils les ont entendu répéter par d’autres aussi incapables qu’euxmêmes de les vérifier et d’en reconnaître le bien ou mal fondé.
Notre Chambre proteste depuis longtemps contre ces allégations, elle a démontré et ne perdra pas une occasion de l’affirmer à nouveau, que ce qui manque au commerce extérieur, c’est une direction s’en occupant d’une façon toute spéciale. Elle a aussi démontré que le budget du Ministère du Commerce avait besoin d’autres subsides que ceux qui, avec une régularité par trop symétrique, lui sont attribués sans modifications depuis une trentaine d’années. Alors qu’on a tout fait pour d’autres ministères, on n’a rien fait pour le commerce et notamment pour le commerce extérieur. Et cependant, quelles subventions seraient mieux employées que celles destinées à créer des centres de renseignements, où les intéressés pourraient trouver des informations exactes, ou destinées à publier des ouvrages aussi utiles et aussi complets que L’ Afrique du Sud?
Serait-il inutile aussi et mal employé, le budget consacré à la création de lignes maritimes, qui nous mettraient en rapports directs avec tous les pays sans nous obliger à nous servir des lignes étrangères?
Bien d’autres réformes encore sont à faire, que nous