PLANCHE I
(jiiels : l’Aliiiia, la Likouala, la Sanf;lia (yrussie cllcnièine delà N’Goko), ribeiiga, la Lobayc, le Kouaiigo, la Kotto.
Le fleuve du Ciiari ii’a pas d’issue vers la mer; il vient se terminer dans le lac Tcbad, après avoir reçu à droite les eaux du Babr Salamat, à gaucbe celles du Babr Sara et du Logone, dont le contluent est à Fort- Lamy.
Populations. — La population indigène comprend des races très diverses qui peuvent être groupées en deux catégories : les peuplades des forêts sauvages, méfiantes et cruelles et les peuplades de la brousse, moins sanguinaires et2)lus sociables. Les innncipales sont : les M'pongoué (Ga])on) ; les M'fans ou Pa/iouins (monts de Cristal); les C/ia/u's {Ogooué) : les Loougo (sud de la colonie) ; les Batékês (région des idateaux) ; jjuis en remontant d’aval en aval ; les Bafouroux, les Baniri.p les Sangos, les yakomas, les Boudas, les Mandjias, les N'Doukas, les Baras, les Bouas-, constituent une zone de conqiression féticbo-musulmane.Au sud du Baguiriiu, on commence à rencontrer des poj^ulations islamisées {Bagui/ mieux, Bornouaus, Ouadaïeus, Kotokos, Boulahax, etc.), et on s'élève dans l’écbelle de la civilisation. Enfin, au contact du Tchad et surtout jilus au Nord, on rencontre des jjeiqîles de race ijerljère et raggioinération Kréda forme la transition entre les peujdades semi-islamisées du Bas-Chari et les nomades sabariens.
La j)02»ulation a éfé l’(d)jet d évaluations ti'ès diverses; on a(]met baliituellement une densité de (juatre à ciiHj individus jjar kilomètre carré, cecjui ferait un t<dal d’environ 10 millions d’iialjitants.