La route des caravanes an mont Bainba
LE CLIMAT, l’hygiène. LA VIE DE l’eUROHÉEN
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(les et la faciliti' avec la([uelle elle s’introduit et se propage dans les int('“rieiirs la rend pai-ticuli(Vronient redoutable.
11 faut citer encore parmi les maladies (pii peuvent atteindre les Kuropiiens, le paludisme et ses accidents de toutes sortes, les congestions du foie. La dysenteriiî ou plutôt l’entérocalite sont b(niignes. L’eau existe eii abondance au Longo ; les plis de terrain (idant coupés par de multiples cours d’eau connus sous le nom de (( marigots ». dette eau est généralement courante, limpide et potable et n’est contaminéi' (pie lorsipi’un village indigène se trouve à peu de distance en amont du point où elle passe. Les affections chirurgicales sont rares ; il faut noter cependant le craw-crav^, fréquent chez ceux qui, marchant sans jambières, sont sujets aux écorchures susceptibles de s’infecter au passage des marais.
En ce (|ui concerne les indigènes, la maladie du sommeil a fait d’énormes ravages. Parmi les maladies épidémi(|ues, la lèpre et surtout la variole déciment les populations. Des mesures d’hygiène ont été prescrites par l’administration locale, et la vaccination a été rendue obligatoire.
Mortalité. — La mortalité est plus considéraJjle cliez les colons (pie chez les fonctionnaires. En effet ceux-là engàgés souvent sans renseignements suffisants, font des séjours trop longs à la colonie pour le travail (pi’ils ont à fournir, et le plus souvent reviennent pour un second terme, encore impaludés, après un stijour trop court en Europe, n’ayant pas eu le temps matériel de Se rétablir d’une manière générale. La mortalité est plus forte pendant les deux mois oii la température s’abaisse et où il pleut le moins (juin-juillet).
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LE CLIMAT, l’hygiène. LA VIE DE l’eUROPÉEN
Organisation du service de santé. — En dehors des services sanitaires militaires, radministration locale s'est préoccupée d’org-aniser le service hospitalier et a prévu une somme de 450.000 Irancs jionr la construction de cin(| formations sanitaires, de deux Instituts vaccinogènes et d’nn hôpital à llrazzaville.
.lusiprà ces dernières années la colonie de l’Afrique équatoriale ne possédait (ju’nne seule formation sanitaire, riiôpital de Liltreville, qui pouvait recevoir 28 Eurojîéens et il indigèm'S et un emI)ryon d’hôpital à llrazzaville. Maintenant on trouve des postes médicaux dans un certain nomhrc de points de la colonie : N’jolé dans rtigooné, Loango, Carnot dans la Sangha, llangui et llangasson dans la région du llant-( luliangni.
Dans le territoire du Tcliad, Fort Lamy, placé sur le Chari dans la même situation que llrazzaville sur le Congo par rajiport aux antres ])ostes de la région, possède, non administrativement, mais de fait une vérital>le amhulance sur laquelle on évacue tons les malades.
Les postes médicaux sont approvisionnés en médicaments par les pliarmacies centrales de Libreville et Brazzaville. Des cessions peuvent être faites à toute jiersonne suivant des règles établies et à des prix fixés par les autorités locales.
L’iiôpital de llrazzavilh' est actuellement achevé. Il reçoit comme celui de Libreville toutes les catégories de malades et est destiné à rendre les plus grands services non seulement à Brazzaville, mais encore à tout le haut pays. Les évacuations des malades, soit de la Sangha, soit de l'(.)nl»angui, pourront en etîét se faire sur cette formation sanitaire ; les bateaux à vapeur naviguant sur les afiluents du Congo ne sont guère à plus de six à dix jours de descente de Brazzaville. Deux formations sanitaires sont établies à Bangui et à üuesso.